Le projet de loi portant libertés religieuses au Burkina Faso a été adoptée ce samedi 20 juin 2026 à l’Assemblée Législative du Peuple (ALP).
L’Assemblée législative du Peuple a adopté, ce samedi 20 juin 2026, à l’unanimité, la loi sur les libertés religieuses, introduit par le gouvernement.
Cette loi dont le projet, qui comprend 110 articles répartis en six titres, a été adoptée en Conseil des ministres, en mars dernier, vise à réglementer le culte et préserver la cohésion sociale dans le pays.
En adoptant cette loi, les autorités réaffirment le caractère laïc de l’État et expriment la volonté de bâtir un pays de cohésion, de paix.
Le texte garantie la liberté de religieuse au Burkina Faso et interdit tout acte d’extrémisme, de radicalisation, d’incitation à la haine et la violence fondée sur la religion.
Selon le Ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, le Camarade Emile Zerbo, avec l’adoption de cette loi, L’Etat pourra désormais «mieux prendre en compte les enjeux liés à la pratique religieuse, à la préservation de l’ordre public et à la lutte contre les dérives extrémistes».
«Nous avons passé un cap important dans la vie de notre Nation», a dit le ministre qui annonce des actions des actions de sensibilisation sur la loi auprès des communautés religieuses et des populations.
C’est une loi qui sera traduit en langues nationales pour permettre une meilleure compréhension du texte par les Burkinabè.
Dans le cadre de l’examen du projet de loi relatif aux libertés religieuses, la Commission des affaires générales, institutionnelles et des droits humains (CAGIDH) avait procédé, le samedi 13 juin 2026, à l’audition du gouvernement. C’est le ministre d’Etat le camarade Emile Zerbo, ministre de l’Administration territoriale et de la mobilité, qui avait représenté l’exécutif lors de cet exercice.
Le 12 juin, la même commission a échangé avec les différentes faîtières sur le même sujet. Il s’agit notamment de la chefferie coutumière et traditionnelle, de la Fédération des Associations Islamiques du Burkina Faso (FAIB), de la Fédération des églises et missions évangéliques (FEME) et de la Conférence épiscopale Burkina Faso.
Ces échanges visaient à recueillir les amendements de ces différentes structures avant l’adopte du texte.
Par Wakat Séra





























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