Accueil Economie Burkina: « Beaucoup d’agences de voyages sont taxées doublement » (Association)

Burkina: « Beaucoup d’agences de voyages sont taxées doublement » (Association)

Les membres du bureau de l'ANAVB

Le président de l’Association nationale des Agences de Voyages du Burkina (ANAVB), Issa Drabo, a relevé ce mercredi 14 avril 2021, que « beaucoup d’agences de voyages sont doublement taxées », à la clôture de la première formation de son organisation. L’ANAVB à travers cet atelier tenu sur deux jours à Ouagadougou, a formé, près de 50 responsables d’agences de voyages sur la comptabilité, la gestion des logiciels du moment et la relation d’affaires entre les agences de voyages et les institutions financières.

Débutée mardi, la première séance de formation a pris fin ce mercredi. Dans son mot de clôture, le président de l’ANAVB a invité les membres à « adhérer massivement » à l’association qui est jeune. Pour lui, c’est dans « l’union » que les agences de voyages vont avoir « la force ».

Le président de l’Association nationale des agences de voyages du Burkina (ANAVB), Issa Drabo

« Notre ambition est de relever le défi de formation des membres de l’association qui sont les responsables d’agences de voyages », a indiqué M. Drabo, expliquant que la première journée de l’atelier qui a enregistré la participation des agences de la capitale burkinabè et des villes de l’intérieur du pays, a, d’abord, consisté à faire une présentation des connaissances en matière de relations d’affaires avec des institutions financières.

Cette communication faite par le directeur général de Finec-Burkina, une micro-finance, de ses propos, « a été très bien appréciée par les participants » qui ont posé beaucoup de questions sur le sujet. « Les questions étaient surtout en rapport avec l’ouverture des comptes (courant et épargne) et les relations entre banques et micro-finances. D’autres préoccupations des participants ont pris également en compte la caution bancaire réclamée par l’Association internationale des transporteurs aériens (IATA) jugée très élevée avant l’attribution de ses accréditations », a-t-il précisé.

A la deuxième journée de la formation, le module a porté sur la comptabilité. Il s’est agi pour le communicateur d’apporter beaucoup d’informations sur la gestion comptable d’une entreprise touristique. « On a pris le cas spécifique des agences de voyages et du tourisme. Il a relevé que le compte bilan des agences de voyages ne se présentait pas de la même manière que le compte bilan d’une entreprise quelconque », a relevé Issa Drabo.

« Il est apparu qu’il y a des éléments de compte fournisseur et compte client qui à un certain moment apparaissent dans la balance intermédiaire mais n’apparaît pas dans la balance finale », a-t-il expliqué. « Donc il fallait tenir compte de tout ça. Or, beaucoup de participants ignoraient cela et prenaient très souvent le prix total du billet d’avion comme leurs chiffres d’affaires. Pourtant ce sont les marges qu’ils doivent utiliser comme leurs chiffres d’affaires », a précisé le président de l’ANAVB.

Photo de famille à la fin de l’atelier de l’ANAVB

Au cours de la formation, il est aussi ressorti le rapport des agences de voyages avec le ministère de l’Economie et des Finances et surtout avec les services des impôts concernant les doubles taxations des billets d’avions. « Certains participants ont dit qu’ils sont doublement taxés puisque la compagnie aérienne les taxe et l’agence elle-même qui émet le même billet d’avion est taxée », a-t-il déclaré.

« Donc nous avons pris des notes, on a recensé toutes ces questions qu’on va formaliser et après en faire un moyen de discussion avec le ministère. Et comme on a eu la chance que ces manquements ont été relevés à la présence d’un représentant du ministère des Finances, cela devrait faciliter les négociations », a espéré Issa Drabo.

Cette préoccupation a été suivie par la communication des généralités sur les GDS (Global distribution system) qui sont les logiciels installés sur les ordinateurs des agences de voyages. « Ces logiciels, il y en a deux au Burkina », a indiqué M. Drabo avant de faire savoir que la société qui a fait la communication à cet atelier, c’est TRAVELPORT qui gère le logiciel GALILEO. Il a noté que « bon nombre des participants étaient surpris d’apprendre que ce logiciel existait ».

Par Bernard BOUGOUM

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