L’Université de l’Unité Africaine (UA), ex-Institut africain de management (IAM), a célébré, ce dimanche 5 juillet 2026, à Ouagadougou, la sortie de sa 19e promotion dénommée « Graduation ». Ce sont 560 étudiants en Diplôme de Technicien Supérieur (DTS), Licence et Master de l’année académique 2025-2026 qui ont reçu leur parchemin à l’esplanade de l’hôtel Silmandé. Accueil triomphal, discours, remise de diplômes, jet des chapeaux et feux d’artifice, ont été les moments marquants de cette Graduation qui avait pour parrain, Achille Wendlassida Ouédraogo.
Chaque année, l’Université de l’Unité Africaine (UA), anciennement dénommée l’Institut africain de management (IAM), organise une sortie de promotion au Palais des Sports de Ouagadougou. Cette année 2026, la cérémonie des Graduation s’est déroulée au niveau de l’esplanade de l’hôtel Silmandé. Plusieurs centaines de personnes dont des parents des lauréats qui n’ont pas voulu manquer ce rendez-vous important pour quoi que ce soit, sont venus partager avec les impétrants, leurs enfants, leur joie et fierté à cette cérémonie officielle de sortie de promotion de l’université qui accueille une vingtaine de nationalités.

Après un parcours académique 2025-2026 édifiant, les stars du jour ayant bouclé entre deux à cinq ans de formation assidue au sein de l’université qui se réclame d’être la locomotive des établissements d’enseignement supérieur au Burkina Faso, sont fin prêts pour affronter avec sérénité le monde de l’emploi. En effet, cette sortie de promotion concerne 560 diplômés. On en dénombre 140 au niveau du Diplôme de Technicien Supérieur (DTS, 2 ans de formation), 300 au niveau de la licence (3 ans de formation) et 110 pour le Master, soit pour les étudiants ayant bouclé cinq ans d’études.

Agitant leur ballon gonflable aux couleurs de l’UA, ils étaient assis sur des chaises blanches en face des officiels. Coiffés de leurs chapeaux de couleur jaune pour les diplômés du DTS, verte pour les étudiants de la licence et le blanche pour les lauréats du Master, ces impétrants symbolisait de longue années de travail, de persévérance et de sacrifice. « Nous célébrons des femmes et des hommes qui ont choisi de croire à la force du savoir et à la valeur du travail », a déclaré le Président du Conseil d’Administration (PCA) de l’UA, Dr Amed Moussa Diallo. Selon Dr Diallo, son école confie au monde du travail, « 560 diplômés brillants, responsables, capables de transformer leur rêve en action et dont l’ambition rencontre le devoir ».

« Le marché de l’emploi et la vie vous imposeront parfois des détours et feront naître en vous de nouvelles passions. Ne vous fixer pas des limites, et sachez transformer les obstacles en opportunités. Soyez agiles, sachez entreprendre. Ce qui définira votre succès, ce ne sont pas les barrières théoriques d’une filière de formation. C’est votre capacité à transposer vos compétences de gestion, d’analyse et de leadership », s’est-il adressé aux récipiendaires. Selon le PCA Dr Amed Moussa Diallo, cette réussite de la 19e promotion est aussi celle de leurs parents qui ont fait confiance à son établissement.

Dr Diallo a rappelé que l’UA a toujours accompagné ses étudiants à travers un fonds de 100 millions FCFA disponible pour ceux qui veulent entreprendre. Il a remercié les membres du Conseil scientifique et les enseignants qui ont assuré une formation de qualité.
Le parrain de cette promotion est Achille Wendlassida Ouédraogo. Il est le Fondateur et administrateur général du groupe interface, société basée au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire dans les domaines du Bâtiment et Travaux publics (BTP), des Mines et des aménagements hydro-agricoles et des forages.

Il a naturellement prodigué des conseils aux nouveaux récipiendaires, les invitant, à incarner des valeurs dont l’intégrité qui déterminera la durée de leur succès, la persévérance, au leadership, à la résilience, à être des ambassadeurs de leurs structures. Comme recommandations, il a conseillé aux diplômés de ne pas se contenter de diplômes, d’avoir des mentors, des personnes qui les inspirent et de construire leur image pour être crédible, d’investir et d’épargner.

« Chers récipiendaires, l’Afrique a besoin de vous, de votre intelligence, de votre créativité et de votre sens de l’initiative et de votre engagement. Ne soyez pas simplement des chercheurs d’emplois mais des créateurs de valeur ajoutée, des innovateurs, des entrepreneurs et des bâtisseurs de solutions », a dit M. Ouédraogo. Selon lui, le continent africain regorge de nombreuses opportunités dans plusieurs domaines: l’agriculture, les services, l’industrie, les mines, l’éducation, la santé, etc.

Présent à cérémonie à l’instar de plusieurs autres personnalités et invités, l’ambassadeur du Tchad au Burkina, Mahamat Saleh Adoum Ahmat, est être venu féliciter et encourager les récipiendaires et leurs parents pour les nombreux sacrifices consentis. Il a dit être séduit lors de sa visite dans les locaux du temple de savoir. « J’ai visité cette école et j’ai été ébahi par la qualité des formations dispensées. D’abord la qualité des enseignants, des outils et leur contrôle et enseignements dispensés », a déclaré le diplomate tchadien, voyant aux diplômés de l’UA, de jeunes africains qui contribueront beaucoup à donner à l’Afrique sa vraie souveraineté.

« Aujourd’hui, nous célébrons non seulement, l’obtention d’un diplôme mais également la concrétisation d’un rêve et le début d’une nouvelle aventure », a déclaré la représentante de, Carole Yaméogo, exprimant, au nom de ses camarades, sa profonde reconnaissance à l’UA et ses dirigeants. « Durant notre parcours, cette institution nous a transmis bien plus que des connaissances académiques. Elle nous a appris la rigueur, le sens des responsabilités, l’ouverture sur le monde et la recherche permanente de l’excellence », a-t-elle salué.

Pour Aurélie Leslie Nikièma, étudiante en année de licence en Management des ressources humaines, cette sortie est un soulagement pour eux étudiants et leurs parents. « On a été gradué mais le meilleur reste à venir », a-t-elle affirmé, soulignant que « les prochains défis sont d’effectuer des stages pour espérer décrocher les premiers contrats de travail ».

Tibiri David Domboué est lui étudiant en troisième année. Il a étudié le Réseau et la télécommunication. « Ce diplôme représente une étape franchie », a dit David Domboué qui souhaite poursuivre et terminer un stage qu’il a commencé avant de se lancer dans le monde de l’emploi.
Par Bernard BOUGOUM





























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