Accueil A la une Burkina: « Le front de la guerre se complique davantage » (Diaspora)

Burkina: « Le front de la guerre se complique davantage » (Diaspora)

Les Forces de défense et de la sécurité burkinabè ne baissent pas le canon mais peuvent peu (Ph. d'illustration)

Ceci est une lettre ouverte interpellatrice du Mouvement Citoyen de la Diaspora Burkinabè qui interpelle le capitaine Ibrahim Traoré sur « le front de la guerre (qui) se complique davantage ».

Mon capitaine Ibrahim Traoré, chef de l’État,

Voilà déjà un mois que vous êtes aux commandes du navire Burkina Faso. Cette ascension intervient à un moment crucial de nôtre pays qui est confronté à une guerre terroriste totalement dévastatrice. En votre qualité de premier citoyen Burkinabè, nous vous souhaitons beaucoup de courage pour pouvoir tenir la promesse de reconquérir et restaurer la grande partie du territoire national par les groupes terroristes.

Mon capitaine Ibrahim Traoré, chef de l’État,

Il est à noter malheureusement que le mois d’octobre passé aura été marqué par de nombreuses attaques des groupes terroristes sur notre territoire avec leur corollaire de tristesse et de désolation pour nos populations en termes de désastres humains et matériels.

Les cas précis des attaques meurtrières portées contre nos braves soldats à Djibo et Kikideni constituent les preuves que le front de la guerre se complique davantage.

Mon capitaine Ibrahim Traoré, chef de l’État,

L’opinion retient de vous aux premières heures de votre accession sur la scène nationale cette formule forte à travers laquelle vous affirmez ne pas être un homme de pouvoir, mais un homme de front.

Cependant mon capitaine, nous n’arrivons pas à nous expliquer que l’homme de front n’ai pas encore fait les déplacements de Djibo et Kikideni juste pour le symbole afin de revigorer le mental de nos soldats fortement marqué par les violentes attaques terroristes de ces jours ci.

Nous savons la tâche assez complexe, toutefois nos craintes est de vous voir transformer progressivement à un homme de pouvoir au détriment du terrain.

De votre capacité à restaurer le territoire national dépend l’existence du Burkina Faso.

Mon capitaine Ibrahim Traoré,

Notre lettre ouverte se veut interpellatrice sur la dégradation continue de notre situation sécuritaire avec pour urgence de trouver les solutions durables pour inverser la donne au profil du Burkina Faso.

Cédric OUEDRAOGO

Président du Mouvement Citoyen de la Diaspora Burkinabè

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