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Burkina: le ministre de l’Eau face à ses collaborateurs des structures déconcentrées

Les journées de redevabilité du ministère burkinabè de l’Eau et de l’Assainissement ont débuté le jeudi 21 octobre 2021 à Bobo-Dioulasso (Hauts-Bassins) et se poursuivront jusqu’au 23 octobre prochain. Le ministre en charge du département, Ousmane Nacro était face à ses collaborateurs des structures déconcentrées de la région.

Il s’est agi pour le ministre de l’Eau et de l’Assainissement d’apporter des réponses aux préoccupations de ses collaborateurs en vue de leur permettre de mieux s’impliquer dans l’atteinte des objectifs assignés à son département.

«La redevabilité est du rôle de chaque acteur, elle est une obligation et cela doit être une effectivité à tous les niveaux. Nous devons rendre compte à nos collaborateurs de même qu’aux bénéficiaires pour qui nous travaillons», a fait savoir le ministre Ousmane Nacro.

Au cours de la rencontre, le directeur régional de l’Eau et de l’Assainissement des Hauts-Bassins, Romuald Sompougdou, a fait l’étalage de la situation de l’approvisionnement en eau potable de la Région des Hauts-Bassins.

Il ressort de sa présentation qu’en fin 2020, la région comptait 3 812 forages équipés de Pompe à Motricité Humaine (PMH) dont 3 258 fonctionnels, 477 puits modernes permanents, 44 puits permanents de PMH, 187 Adduction d’eau simplifiée et Postes d’eau modernes (AEPS/PEA) composés de 175 bornes fontaines et de 1 263 branchements particuliers et 145 AEPS/PEA communautaires. Ces statistiques ont permis à la région d’atteindre 58,6% de taux d’accès à cette date.

Au vue des potentialités dont regorge la région des Hauts-Bassins, le ministre de l’Eau et de l’Assainissement, Ousmane Nacro, a instruit le directeur régional de l’Eau et de l’Assainissement et le directeur général de l’ONEA, Frédéric Kaboré, de mutualiser les efforts pour accroître davantage la capacité du laboratoire d’analyse de l’ONEA à Bobo-Dioulasso.

Il a aussi instruit la directrice générale des Infrastructures Hydrauliques, Seïmata Oubian née Derra, de tout mettre en œuvre pour augmenter le nombre de barrages dans la région, qui sont actuellement au nombre de 40 barrages.

A la faveur de ces journées de redevabilité, Adama Barro représentant le directeur régional de l’ONEA a présenté les réalisations qui seront faites pour pallier notamment la prochaine période chaude à Bobo-Dioulasso. Il s’agit, notamment, de la mise en œuvre de travaux de réalisation et de raccordement des forages pour tous les centres en vue du renforcement de la capacité de production; la réalisation de travaux d’extension de réseau; la mise en œuvre du projet PAPEP : raccordement de cinq forages à gros débits (400m³/h, 310m de profondeur) à Nasso et la pose d’une conduite de refoulement de diamètre 800mm; le raccordement des deux forages du centre émetteur de Sarfalao; le raccordement des deux forages de Pala.

Selon les services techniques, de plus en plus des forages privés prolifèrent dans la ville. Pour protéger les populations de ces eaux dont la qualité n’est souvent pas contrôlée, le ministre Nacro a instruit l’ONEA et les services techniques, notamment, la Police de l’eau d’accentuer les missions de contrôle de la qualité des eaux dans la région des Hauts-bassins.

Les forages dont la qualité de l’eau sera remise en cause seront fermés et les propriétaires sanctionnés selon la réglementation. Il s’agit d’une question de santé publique, a dit M. Nacro.

«La prolifération des forages privés exige de la part des acteurs, un contrôle sévère sur la qualité de l’eau qui est servie aux populations. Il faut le faire très rapidement avant que nous ne soyons dans une situation où notre responsabilité sera engagée quand on connaît les maladies liées à la consommation d’eaux non potables», a affirmé le ministre en charge de l’Eau et de l’Assainissement.

«En effet, ce n’est pas parce que nous avons des insuffisances en matière d’approvisionnement des populations en eau que nous allons laisser les populations à la merci de personnes en quête uniquement d’une meilleure situation financière. Nous allons rechercher le financement qu’il faut pour réaliser davantage d’ouvrages d’approvisionnement afin de satisfaire les populations», a-t-il poursuivi.

Par Wakat Séra avec DCPM-MEA

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