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Burkina: les terroristes qui tuent sur le territoire sont «en majorité des Burkinabè»

Général de brigade Barthélemy Simporé, ministre en charge de la Défense nationale et des Anciens combattants (Ph. SIG)

Les terroristes qui tuent les éléments des Forces de défense et de sécurité (FDS) et les vaillantes populations sur le territoire burkinabè sont « en majorité des Burkinabè qui se sont enrôlés dans les groupes terroristes les plus connus dans la zone sahélo-saharienne », a révélé le vendredi, le ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants, le général de brigade, Aimé Barthélémy Simporé, face aux députés.

Les ministres en charge de la Défense et de la Sécurité étaient attendus le vendredi pour répondre aux questions des députés, à la suite du drame d’Inata qui a fait officiellement 57 personnes tuées dont 53 gendarmes. Les préoccupations soulevées sont surtout relatives aux failles mises à nu par le drame d’Inata qui a mis en émoi tout le peuple burkinabè au point où certains Burkinabè pour exprimer leur colère ont manifesté et continuent de manifester pour signifier leur ras-le-bol face au pouvoir actuel.

Sur l’identité des terroristes qui sont passés en actions à Inata, « compte tenu de la proximité du site avec la frontière malienne et aussi du moment de l’attaque, il est difficile à l’heure actuelle d’apprécier avec certitude l’origine des assaillants », a déclaré le ministre en charge de la Défense nationale qui a fait noter que cette partie du territoire burkinabè est sous la menace permanente de groupes terroristes qui rivalisent sur cet espace.

« Du fait de leur nature transnationale, leurs combattants sont d’origine diverse. Toutefois, selon les statistiques des études sur les groupes armés terroristes, nous notons que ceux qui attaquent sur le territoire national sont en majorité des Burkinabè qui se sont enrôlés dans les groupes terroristes les plus connus dans la zone sahélo-saharienne », a indiqué le général Simporé.

Sur le retard accusé dans l’organisation de la relève de l’équipe qui était sur place à Inata, de toute évidence, a reconnu le général Simporé, cela a engendré « les conséquences catastrophiques qui sont survenues ». Au regard des « graves dysfonctionnements révélés, une enquête administrative a été diligentée sur instruction du président du Faso afin de faire la lumière sur les circonstances qui ont conduit à ce drame. Les conclusions permettront de situer toutes les responsabilités et de prononcer les sanctions conséquentes », s’est-il empressé de dire en ajoutant qu’« en attendant que le rapport soit disponible, les premières sanctions ont été prononcées à titre de mesures conservatoires ».

Sur le théâtre des opérations, les unités combattantes burkinabè font face à des Engins explosifs improvisés (EEI), autrement appelés IED. Les militaires du Faso disposent de certains types d’équipement de détection et de neutralisation des mines, utilisés par le génie militaire dans le cadre des opérations. Toutefois, a relevé le ministre en charge de la Défense nationale, « les capacités anti-IED méritent d’être renforcées pour faciliter la mobilité des troupes en assurant une meilleure protection des hommes ».

Il a rassuré qu’une procédure est en cours afin « d’acquérir des engins de détection et de déminage plus perfectionnés et en nombre suffisant ».

Par Bernard BOUGOUM

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