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Burkina: tout est « fin prêt » pour le 5e recensement général qui démarre samedi

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Le Directeur général de l'INSD, Boureima Ouédraogo (micro)

Les responsables chargés du cinquième Recensement général de la population et de l’habitation (RGPH), ont animé ce jeudi 14 novembre 2019, une conférence de presse à Ouagadougou pour indiquer à l’opinion que tout est fin prêt pour le démarrage des travaux qui se dérouleront du 16 novembre au 15 décembre 2019. C’est au total, 5 229 contrôleurs et 20 916 agents recenseurs qui seront déployés sur le terrain pour le dénombrement, a précisé le directeur général l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD), Boureima Ouédraogo.

« Les principales activités préparatoires sont à présent terminées et nous procédons aux derniers réglages pour le démarrage effectif du dénombrement le samedi 16 novembre 2019 comme prévu sur toute l’étendue du territoire », a déclaré M. Ouédraogo. A partir donc de samedi prochain, les agents recenseurs vont aller de ménage en ménage pour la collecte des informations. Les comités régionaux, provinciaux, départementaux et villageois qui « ont été mis en place et qui fonctionnement actuellement faciliteront le travail » de ces agents recenseurs sur le terrain, a rassuré le DG de l’INSD.

L’équipe du 5e RGPH qui dit avoir suivi avec attention certaines réactions dans la presse et sur les réseaux sociaux au cours de la formation des agents recenseurs, a saisi l’occasion pour apporter plus d’éclaircissements à l’opinion sur un certain nombre d’aspects.

Sur les échos de corruption au cours du recrutement des agents recenseurs dans le Sanmatenga, Boureima Ouédraogo et ses collaborateurs avancent qu’il n’en est rien. « Beaucoup d’informations erronées ont été diffusées du fait que les gens méconnaissent le processus de recrutement, malgré les efforts de communication », a signifié M. Ouédraogo qui a ajouté que « les travaux ont été menés en toute transparence, et en toute rigueur par des comités de provinciaux présidés par les Haut-commissaires qui se sont basés sur des critères objectifs découlant du communiqué d’ouverture du recrutement ». Les inscriptions qui ont été faites en ligne ont permis à terme de recevoir « 136 000 candidatures pour 28 000 agents à former », a-t-il renchéri.

Une vue des participants à la conférence de presse de l’INSD

Le DG de l’INSD est aussi revenu sur l’enrôlement des fonctionnaires comme agents recenseurs. A ce sujet, il a fait savoir que le communiqué d’ouverture du recrutement qui exigeait dans l’une de ses dispositions que les agents recenseurs soient disponibles sur une période de trois mois, excluait d’office tout fonctionnaire sauf réquisition.

Pour ce qui concerne des retards dans le paiement des prises en charge de la formation, les conférenciers ont reconnu qu’il y en a eu effectivement précisément dans le paiement de l’avance et du reliquat des prises en charge des agents. Boureima Ouédraogo a même présenté les excuses du bureau central du recensement à l’ensemble des agents formés et à leurs encadreurs pour les désagréments causés par cette situation. « Je signale que les avances ont été payées et tout est mis en œuvre pour le paiement du reliquat », a rassuré M. Ouédraogo qui a jugé cette situation « indépendante de (leur) volonté qui s’explique  par les contraintes inhérentes à la gestion des ressources financières publiques ». Il y a les procédures que « nous devons respecter scrupuleusement (en) plus d’un important travail de vérification et de finalisation des listes pour s’assurer que l’argent est payé aux personnes auxquelles elles sont effectivement destinées », a soutenu le premier responsable du 5e RGPH qui mobilise en gros 18 milliards FCFA.

Pour l’essentiel, les conférenciers ont rassuré l’opinion nationale et internationale que « l’ensemble des acteurs impliqués dans le RGPH sont très engagés pour la réussite de cette opération ».

Par Bernard BOUGOUM

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