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CDP : des militants en justice contre la tenue du congrès du 22 septembre

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Visiblement, le Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP) n’en a pas encore fini avec la crise interne qui le secoue. C’est ce qui ressort de cette action en justice intentée par des militants en vue de faire suspendre le congrès prévu par les instances du parti, le 22 septembre à venir.

Le Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP) a prévu une session du bureau politique national (BPN) le 22 septembre 2019, en vue de statuer sur des problématiques majeures telles que la modification des textes pour, entre autres, «sauter le verrou de l’article 32 et faire passer le nombre de membres du BPN à plus de 600 et surtout l’investiture du candidat CDP pour l’élection de 2020». Mais des militants du parti dont Mahamadi Koanda et sept autres ont demandé au juge de suspendre la tenue de ce congrès, selon une source judiciaire.

Pour eux, le président du parti, Eddie Komboïgo, a, de «façon irrégulière exclu une vingtaine de membres du bureau politique national». Pour ce faire, ils demandent au juge d’«ordonner la suspension du Congrès du CDP du 22 Septembre 2019; d’ordonner le sursis à tout Congrès du CDP jusqu’à ce que les juridictions de fond saisies de la régularité du récépissé n° n°2018-000011 du 13 Juillet 2018, de la régularité du BEN et de la régularité du BPN vident leurs saisines respectives».

Ils estiment que laisser tenir le congrès du 22 septembre, c’est priver, la vingtaine de membres exclus «de l’exercice d’un droit substantiel, celui de participer aux délibérations du Congrès de leur parti». Un procès est prévu pour le 9 octobre, mais les requérants estiment qu’à cette date le congrès dont les décisions sont «exécutoires» aura déjà pris des décisions valables pour trois ans, sans qu’il n’y ait la possibilité de les attaquer.

Dans le même élan, M. Koanda et ses alliés, tout en demandant au juge d’extirper des membres que le président du parti aurait « de façon irrégulière » mis dans le BPN,  attaquent «le récépissé n°2018-000011 du 13 Juillet 2018 qui a porté Monsieur Eddie KOMBOIGO et 132 autres à la tête du CDP». Pour eux, ce document «est, en réalité, un faux».

Par Wakat Séra

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