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Elections 2020 au Burkina: les acteurs signent un Pacte de bonne conduite

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Le leader de l'opposition burkinabè, Zéphirin Diabré, signant le Pacte au nom de son parti UPC dont il est le candidat

A cinq jours de l’ouverture officielle des campagnes électorales pour l’élection couplée de la présidentielle et des législatives 2020 au Burkina Faso, les différents acteurs ont signé, ce lundi 26 octobre 2020, à Ouagadougou, au cours d’une cérémonie, un Pacte de bonne conduite, pour des scrutins apaisés et empruntent de courtoisie.

Cette cérémonie organisée par le Conseil supérieur de la communication (CSC), l’organe de régulation des médias au Burkina, a été présidée par le Premier ministre, Christophe Marie Joseph Dabiré. Tour à tour, les candidats à la présidentielle ont signé le Pacte sous des acclamations bien nourries. Trois candidats dont Kadré Désiré Ouédraogo, Ambroise Farama et Abdoulaye Soma, non seulement n’ont pas été présents, mais ne se sont pas fait représenter, a-t-on constaté.

« Cette signature est un acte hautement symbolique. Dans la concertation et le consensus, les signataires s’engagent à faire prévaloir l’intérêt général sur leurs intérêts personnels, et je ne peux que les en féliciter », a déclaré Mathias Tankoano, président du CSC. Au-delà des dispositions législatives et réglementaires d’encadrement du discours politique électoral, le Pacte de bonne conduite est apparu au CSC, depuis 2002, comme un moyen juridique supplémentaire qui consacre l’engagement sur l’honneur des acteurs politiques, médiatiques et de la société civile, à conformer leur conduite aux aspirations profondes de la paix et de la cohésion, a expliqué M. Tankoano.

Photo de famille à la fin de la signature du Pacte de bonne conduite

En souscrivant aux valeurs contenues dans le Pacte de bonne conduite, les acteurs, notamment politiques, s’engagent à inscrire leur discours dans le cadre « d’une saine émulation des idées, à faire la critique des programmes politiques, à cultiver le respect mutuel et la courtoisie entre adversaires, à rejeter toute forme de violence, à accepter la différence, à respecter la loi (…) à respecter et faire respecter les consignes sanitaires et sécuritaires, essentiellement les restrictions de déplacement et les gestes et mesures barrières édictés dans le cadre de la lutte contre la pandémie de la COVID-19 ».

Pour les médias et les agences de communication, le Pacte les engage de façon spécifique, à travailler dans le respect de l’éthique et de la déontologie professionnelle, à rester équitables vis-à-vis des candidats, partis, regroupements politiques ou listes d’indépendants en compétition, non seulement dans la couverture des activités politiques sur le terrain, mais aussi dans le traitement de l’actualité liée aux élections, conformément aux prescriptions légales et réglementaires.

Par Bernard BOUGOUM

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