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Enquête: 70 % des organismes répondants utilisent ou prévoient d’utiliser l’IA

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Des organisations gouvernementales francophones publient une enquête sur l’évolution du métier de Délégué à la protection des données (DPO) face à l’Intelligence artificielle (IA). Le chiffre est le plus parlant: 70 % des organismes répondants utilisent déjà l’IA ou prévoient de le faire, alors que les politiques internes restent souvent peu formalisées.

L’intelligence artificielle modifie déjà le travail des délégués à la protection des données. La Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), le ministère du Travail et des Solidarités et l’Association Française des Correspondants à la protection des Données à caractère Personnel (AFCDP) ont publié les résultats d’une enquête menée par l’Afpa sur le métier de DPO face aux usages de l’IA et à l’entrée en application progressive du règlement européen sur l’IA.

L’étude indique que 70 % des organismes répondants utilisent ou prévoient d’utiliser l’IA. Parmi eux, l’IA générative domine largement, avec 81 % des usages déclarés. Deux tiers des organisations achètent leurs solutions auprès de fournisseurs externes, contre 22 % qui les développent en interne.

Le décalage se situe dans l’organisation. Moins d’un quart des structures disposent d’une stratégie ou d’une politique formelle sur l’IA. Moins d’un tiers ont lancé des actions de sensibilisation des salariés ou adopté une charte d’utilisation. La préparation au règlement IA reste aussi incomplète: 31 % déclarent avoir commencé ce travail, selon la synthèse de la CNIL.

Pour les DPO, les sujets de vigilance sont connus: données personnelles, information des personnes, sécurité, choix des fournisseurs, conservation des données et documentation des traitements. L’enquête rappelle aussi que 85 % des DPO internes et mutualisés exercent à temps partiel, ce qui peut limiter leur capacité à suivre des projets IA plus nombreux et plus techniques.

Le rapport donne une photographie utile pour les organisations francophones. L’IA ne se résume plus à une expérimentation de service informatique. Elle impose une gouvernance lisible, des règles d’usage, une cartographie des outils et une capacité de dialogue entre métiers, juristes, informaticiens et responsables de la conformité.

Cet article vous est proposé en collaboration avec Aïobi, la première deeptech d’Afrique de l’Ouest spécialisée dans l’intelligence artificielle d’entreprise. Pour en savoir plus : team@aiobi.world