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Etalons en quarts : Ouagadougou en liesse !

Les Etalons ont donné du plaisir aux Burkinabè

Ils l’ont fait ! Oui, les Etalons du Burkina Faso sont en quarts de finale de la CAN Total Gabon 2017 alors que peu de gens croyaient en eux, dans un groupe A où les Panthères du Gabon, dans leur forêt et les Lions Indomptables du Cameroun, pas trop loin de leur tanière faisaient figure de favoris. Ensuite venaient les Etalons en outsiders et le petit poucet, la Gambie qui jouait crânement ses chances pour sa première participation à une CAN. Mais deux coups de sabot de Préjuce Nakoulma et de Bertrand Traoré, ont propulsé les Etalons au deuxième tour, procurant du coup un bonheur immense dans toutes les rues et chaumières du Burkina. Klaxons, vuvuzélas, cris de joie, et même les bruyants feux d’artifice interdits lors des fêtes de fin d’année pour des raisons de sécurité, ont mis le Burkina Faso en ébullition.

Mieux que la simple qualification lors de cette troisième journée qui a été fatale pour le pays organisateur qui n’a fait mieux qu’un nul vierge face au Cameroun, les Burkinabè de Paulo Duarte, bien qu’handicapés par les blessures des deux Jonathan, Pitroipa et Zongo, ont pris la première place de leur poule. Toute chose qui leur permettra de revenir jouer, en toute sérénité leur match de quarts, sur leur base de Libreville. A Ouagadougou, Bobo Dioulasso, Koudougou, Ouahigouya ou Fada N’Gourma, comme partout dans le reste du Burkina, la liesse s’est prolongée tard dans la nuit. Quelques maquis de la capitale ont accueilli du monde tard dans la nuit, bien que ce lundi 23 janvier soit jour de travail.

Si les Etalons sont chantés en héros, le nom qui est le plus scandé est bien celui de Hervé Koffi, le jeune gardien de la sélection burkinabè et de l’Asec d’Abidjan. En effet, le dernier rempart des Etalons, malgré sa jeunesse est d’une assurance qui procure de la confiance à son équipe et pallie des défaillances de la charnière centrale de la défense du Burkina. Bakary Koné, la tour de contrôle habituelle de cette ligne défensive est loin de respirer la forme. Face au Cameroun, au Gabon ou à la Guinée Bissau, le Général Bako a perdu bien de duels et a semblé très fébrile dans les phases où il devait s’imposer. En attendant leur quart de finale, match à élimination directe où aucune erreur n’est permise car la défaite est synonyme de retour à la maison, les Etalons ont le temps de revoir la machine. Car ils doivent continuer à faire rêver tout un peuple, comme en Afrique du sud où ils ont été sacrés vices champions derrière le Nigéria. Mais ça, c’était en 2013 !

Par Morin Yamongbè  

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