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Ghana: «Chairman Wontumi» écope de 20 ans de prison pour exploitation minière illégale

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(Image générée par IA)

Au Ghana, Bernard Antwi Boasiako, plus connu sous le surnom de «Chairman Wontumi», a été condamné, le lundi 20 juillet 2026, à 20 ans de prison pour son implication dans une affaire d’exploitation minière illégale. Cette décision de justice, largement relayée et commentée par de nombreux médias, est considérée comme un signal fort dans la lutte contre le galamsey, un phénomène qui continue de ravager l’environnement et le secteur minier ghanéen.

La Haute Cour du Ghana a condamné, le lundi 20 juillet 2026, Bernard Antwi Boasiako, alias «Chairman Wontumi», à 20 ans d’emprisonnement pour exploitation minière illégale. L’affaire, qui a fait la Une de plusieurs médias nationaux et internationaux, marque un tournant dans la lutte des autorités contre le galamsey, nom donné à l’exploitation clandestine de l’or dans le pays.

Figure influente du New Patriotic Party (NPP) dans la région Ashanti, ancien fief électoral du parti au pouvoir, Chairman Wontumi était l’un des responsables politiques les plus en vue de cette formation. Son surnom, qui signifie «Personne ne peut rivaliser avec moi», illustre l’influence qu’il exerçait dans cette région stratégique.

L’homme politique est également propriétaire de la société Akonta Mining, détentrice d’une concession aurifère située à Samreboi, dans l’ouest du Ghana, informent certaines sources. Selon les conclusions de la justice, il aurait permis à deux individus d’exploiter de l’or sur ce site sans disposer des autorisations requises, tout en leur transférant illégalement des droits d’exploitation.

L’affaire remonte à avril 2025, lorsqu’une opération des forces de sécurité avait conduit à l’interpellation de l’un des exploitants présumés ainsi que de 28 autres personnes. À l’issue de la procédure, le tribunal a estimé que Bernard Antwi Boasiako avait joué un rôle actif dans cette exploitation illégale, en facilitant des activités minières dépourvues de licence.

Cette peine de 20 ans de prison figure parmi les sanctions les plus sévères jamais infligées au Ghana dans un dossier lié au galamsey. Elle intervient dans un contexte où les autorités intensifient leurs actions contre ce fléau, accusé de provoquer une grave dégradation de l’environnement, de polluer les cours d’eau, de fragiliser la production de cacao et d’alimenter des soupçons de corruption impliquant certaines personnalités politiques.

Premier producteur d’or du continent africain, le Ghana cherche à reprendre le contrôle d’un secteur stratégique fortement affecté par l’exploitation clandestine. La condamnation de «Chairman Wontumi» est perçue comme un test de la volonté des autorités d’appliquer la loi, quel que soit le rang ou l’influence des personnes mises en cause.

Par Valentin SOMANDE