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Immersion 2023 de UA/IAM: les étudiants en contact avec le monde professionnel au 6e jour

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Un technicien du laboratoire de SAP Olympic explique aux étudiants le processus de la fabrication d'un pneu pour vélo

Les étudiants en première et deuxième années de l‘Université de l’Unité africaine, ex Institut africain de Management (IAM), poursuivent leur aventure à Bobo-Dioulasso, dans l’Ouest du Burkina Faso. Pour le sixième jour, ce vendredi 15 décembre 2023, ils sont allés à la rencontre du monde professionnel dans cinq entreprises et sociétés de la place et ont achevé leurs programmes journaliers par une soirée culturelle.

Comme chaque matin depuis leur arrivée à Bobo-Dioulasso dans le cadre de l’immersion, les étudiants se sont réchauffés les nerfs à travers des exercices physiques et sportifs effectués tôt le matin. Il s’agit des marches et des étirements. Durant 1h de temps, ils ont parcouru des centaines de mètres au sein du camp Ouezzin Coulibaly où ils sont accueillis. Ces exercices se sont déroulés en présence de quelques membres de l’administration de l’Université de l’Unité africaine (UA).

« Aller au contact du monde professionnel »

Après ces activités sportives et la prise du petit-déjeuner, aux côtés des Forces de défense et de sécurité (FDS) qui les encadrent, ils sont allés à la rencontre du monde professionnel dans des entreprises installées dans la ville de Bobo-Dioulasso.

L’objectif de cette immersion ne se limite pas « à l’école du soldat », mais aussi d’ « aller à la rencontre du monde professionnel », selon un membre de l’administration. C’est ainsi qu’une sortie de « visite d’entreprises » est organisée dans la matinée du vendredi pour permettre aux étudiants de « savoir et comprendre » les réalités sur le terrain et les productions des entreprises de la place.

Constitution des groupes pour les visites dans des entreprises

Pour ce faire, les 900 étudiants repartis en cinq groupes sont invités à visiter une entreprise parmi la SONABEL, la SN Citec, la Sap olympic, le Cimasso ou encore Mabucig.

A la Société africaine de pneumatique olympic (Sap Olympic) où nous sommes allé, les étudiants, nous visiteurs du jour avons eu droit à un accueil chaleureux. Les consignes ont été donnés et les étudiants invités à les suivre à la lettre. Ils ont eu droit à une visite guidée et des explications sur le processus de production de l’industrie.

Subdivisés en deux colonnes, et cache-nez couvrant le nez, les étudiants entrent en file indienne dans le laboratoire de l’usine. Ici, ils observent attentivement la chaine de production et le système mis en place.

Au cours de cette immersion, les étudiants ont pu observer de près les machines sophistiquées utilisées pour la fabrication des pneus et des chambres à air. Cela leur a permis d’apprendre davantage sur les technologies de pointe mises en œuvre et les différentes spécialités de l’entreprise.

Lidivine Yelli Kam se dit satisfaite de cette visite guidée

En plus, les étudiants ont eu l’occasion d’explorer les laboratoires de recherche et développement où des tests rigoureux sont effectués pour garantir la qualité et la durabilité des pneus. Les guides se sont prêtés aux questions des étudiants et ont apporté des éléments de réponse pour plus éclairer les visiteurs.

Cette activité réjouit plus d’un étudiant, à l’image de Lidivine Yelli Kam. « Nous avons appris beaucoup de choses lors de cette visite, à savoir le processus de fabrication des pneus. Nous avons pu constater que le travail est bien ordonné au niveau des différents acteurs de la chaine. Également nous avons pu observer la manière dont on fabrique les différents pneus en fonction des différentes motos », a-t-elle indiqué.

Ce sentiment est partagé par Cheick Yassine Maïga, qui s’est réjoui que la main d’œuvre soit Burkinabè. « Durant notre visite, j’étais surpris que ce soit tous des Burkinabè qui y travaillent et cela est une fierté nationale », a-t-il soutenu. Après cette visite au « Patron de la Roue » au Burkina Faso, les étudiants se sont engagés à « être des ambassadeurs », pour promouvoir les produits de l’entreprise. 

Le même scénario est répété dans quatre autres entreprises de la ville avec d’autres groupes d’étudiants de l’Université de l’Unité africaine.

Une immersion de résilience

La résilience entre étudiants et encadreurs militaires s’est exprimée mutuellement à travers un match de football. Face à leurs formateurs depuis leur arrivée, les étudiants se sont imposés (1-0).

C’est dans une ambiance chaleureuse que les responsables militaires ont félicité l’Université et ont exhorté les étudiants venus de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso, « d’entretenir leur esprit d’équipe et de solidarité ».

Le Président du conseil d’administration (PCA) de l’UA, Ahmed Diallo a espéré que « cette relation (entre son école et les Forces de défense et de sécurité), concorde, puisse aller au-delà des quatre murs du camp.

Une compétition culturelle au cœur de l’immersion

Comme il est de coutume à chaque édition de l’immersion, une compétition culturelle est organisée pour mettre au défi les différents talents de l’Université. C’est ainsi que la soirée culturelle met en branle plusieurs groupes qui tentent de se hisser sur le « toit de l’immersion ».

Pour ce sixième jour, la soirée est marquée notamment par la finale des concours de danse et de chorégraphie présentée par 12 groupes.

Un groupe en prestation lors de la finale de la compétition culturelle

Au palmarès de cette soirée, c’est le groupe 18, avec une moyenne de 17,12 points, qui a remporté la plus grande des récompenses. Il s’agit d’une somme d’une valeur de 100 000 francs CFA. Le groupe 16 avec 16,60 de moyenne arrive en deuxième position, et repart avec 75 000 francs CFA. Le groupe 24 ferme la marche du podium, avec une moyenne de 16,24 de moyenne remportant une somme de 50 000 francs CFA.

La compétition culturelle a connu la participation de 30 groupes. 18 ont été éliminés dès le premier tour et 12 autres se sont confrontés en finale. Pour les départager, quatre critères essentiels ont été retenus par les membres du jury dont la « créativité, l’occupation scénique, la chorégraphie et la participation du groupe ».

La soirée s’est terminée dans une ambiance festive marquée par la célébration de victoire des équipes gagnantes.

Issa Sidwayan TIENDREBEOGO (Stagiaire)