Les pluies continuent de faire des victimes au Mali. Depuis le début de l’hivernage, 13 personnes ont perdu la vie et 17 autres ont été blessées, selon le bilan actualisé, mercredi 2 septembre 2026, par le Comité technique de gestion de la crise d’inondation. Près de 2 800 personnes sont affectées par les intempéries, tandis que le risque de crues soudaines demeure particulièrement élevé dans le district de Bamako.
Le Mali paie déjà un lourd tribut face aux intempéries de la saison des pluies. Réuni, le mercredi 2 septembre 2026, le Comité technique de gestion de la crise d’inondation a fait le point sur la situation à l’échelle nationale. Le bilan fait état de 13 décès, 17 blessés et 2 790 personnes affectées, réparties entre 355 ménages.
Les intempéries ont également provoqué 153 effondrements. Le bilan recense six cas d’inondation, dix épisodes de foudre et quatre épisodes de vents violents. Les données communiquées ne précisent toutefois pas la répartition des victimes selon les phénomènes ou les différentes régions du pays.
La situation s’est sensiblement dégradée depuis le précédent point publié le 13 août 2026. À cette date, les autorités faisaient état de six morts, 11 blessés, 20 effondrements et 927 personnes touchées.
En moins de trois semaines, sept décès supplémentaires ont donc été enregistrés et le nombre de personnes affectées a presque triplé, passant de 927 à 2 790.
En août 2025, 21 décès et 9 155 personnes touchées par les intempéries avaient été recensés. En 2024, le bilan avait été beaucoup plus lourd, avec 76 morts et près de 260 000 sinistrés, conduisant le gouvernement à décréter l’état de catastrophe nationale.
Pour le mois de septembre, les prévisions annoncent des activités pluvio-orageuses faibles sur l’ensemble du territoire. Ces épisodes pourraient s’accompagner de vents violents, d’éclairs et de nouveaux cas de foudroiement.
La montée des eaux appelle également à la prudence. Si les écoulements restent globalement normaux à déficitaires, les niveaux des cours d’eau poursuivent leur progression. La vigilance est particulièrement recommandée dans le district de Bamako, où de fortes précipitations pourraient rapidement entraîner le débordement des marigots naturels et provoquer des crues soudaines.
Face à cette menace, la Protection civile maintient ses équipes d’intervention rapide. Les opérations de curage des caniveaux, de nettoyage des collecteurs et de dégagement des lits de marigots se poursuivent avec la participation de volontaires et de brigadiers citoyens.
Les autorités recommandent notamment de limiter les déplacements pendant les orages, de ne jamais emprunter une voie submergée et de se mettre à l’abri dans un bâtiment solide. Elles invitent également les populations à se tenir à distance des arbres et des câbles électriques et assurent que des interventions rapides sont prévues au profit des familles affectées.
Alors que le ciel malien pourrait encore se montrer menaçant en septembre, les autorités misent sur la prévention et la vigilance pour éviter que l’hivernage ne transforme davantage les pluies en drame humain.
Par Valentin SOMANDE







































