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Procès du financement libyen: Nicolas Sarkozy à la barre pour la dernière phase des audiences

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L’ancien chef de l’État français a comparu, ce lundi 4 mai 2026, devant la cour d’appel de Paris pour la clôture des débats dans l’affaire du financement libyen présumé de sa campagne présidentielle de 2007, un dossier judiciaire aux enjeux majeurs.

Nicolas Sarkozy a participé, ce lundi 4 mai 2026, à la dernière journée d’audiences, à la cour d’appel de Paris, consacrées à son procès en appel dans l’affaire du supposé financement libyen de sa campagne de 2007.

En première instance, en septembre 2025, la justice l’avait reconnu coupable d’avoir bénéficié des fonds auprès du régime de Mouammar Kadhafi pour sa campagne présidentielle. L’ancien président avait écopé d’une peine de cinq ans de prison, dont une partie déjà purgée avant sa remise en liberté dans l’attente de l’appel.

Selon plusieurs sources, à la barre, l’ex-président français a maintenu sa ligne de défense, affirmant qu’«aucun financement libyen n’avait contribué à sa victoire électorale». Âgé de 71 ans, il conteste toute implication dans ce dossier, qui lui a valu de devenir en 2025 le premier ancien président français contemporain à être incarcéré dans une telle affaire.

De leur côté, les procureurs soutiennent que des proches de l’ex-président auraient négocié un appui financier avec les autorités libyennes, en échange d’un effort pour redorer l’image internationale de Mouammar Kadhafi, alors mis en cause dans plusieurs affaires d’attentats.

Au cours des audiences, des victimes d’«actes terroristes» attribués à la Libye ont également été entendues. Nicolas Sarkozy, lui, rejette toute idée de promesse ou d’intervention en faveur de responsables libyens impliqués dans ces dossiers.

Le procès en appel doit se poursuivre jusqu’au 3 juin 2026, avec une décision attendue à l’automne. En cas de condamnation, l’ancien président s’expose à une peine pouvant aller jusqu’à «dix ans de prison», indiquent certaines sources.

Par Valentin SOMANDE