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TGI Ouaga II: 21 prévenus condamnés pour proxénétisme et d’autres infractions

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Le Tribunal de grande instance (TGI) Ouaga II, a condamné, le mercredi 1er juillet 2026, 21 personnes poursuivies pour racolage, proxénétisme et exercice illégal de la profession de pharmacien, à l’issue du jugement de leur dossier.

Sur la vingtaine de prévenus qui ont comparu à la barre, « cinq prévenus ont été condamnés chacun à trois ans d’emprisonnement avec sursis et à une amende ferme d’un million de F CFA pour proxénétisme », selon la Radio privée burkinabè, Oméga. La justice leur a reproché d’avoir aidé et assisté la prostitution d’autrui et tiré profit de cette pratique, à travers la création de groupes WhatsApp et la mise en contact d’hommes et de femmes se livrant à la prostitution moyennant rémunération.

Deux autres détenus ont écopé « chacun de six mois d’emprisonnement avec sursis et d’une amende de 500 000 F CFA avec sursis pour exercice illégal de la profession de pharmacien », a poursuivi la même source.

La chambre correctionnelle du TGI Ouaga II a prononcé une sentence contre 13 autres prévenus. Ils ont été condamnées « chacune à trois mois de prison avec sursis et à une amende ferme de 500 000 FCFA pour racolage ». Toutes de sexe féminin, elles se sont rendues coupables de prostitution par racolage. A travers la publication de photos et de vidéos dénudées sur les réseaux sociaux, notamment WhatsApp, elles ont incité plusieurs personnes à avoir des rapports sexuels contre rémunération.

Les juges ont condamné « une personne à verser la somme de 250 000 FCFA assorti d’un sursis », et cela après avoir requalifié les faits d’exercice « illégal de la profession de pharmacien » en ouverture illégale d’un établissement de pharmacopée traditionnelle.

Selon nos confrères, les prévenus, « visiblement satisfaits du verdict, ont applaudi le tribunal à la levée de la séance ».

L’avocate de la défense Me Esther Dolli a affiché sa satisfaction et salué ce procès qui a été beaucoup pédagogique. Selon Faso7, à la fin de l’audience, « plusieurs condamnées ont accouru vers elle pour lui exprimer leur reconnaissance », promettant d’avoir désormais des pratiques beaucoup recommandables.

Pour le Parquet, selon le même journal, ce procès « est une leçon et une mise en garde à toute la société » face à toutes les formes de pratiques de la prostitution, surtout sur les réseaux sociaux où elles prennent de l’ampleur.

Par Wakat Séra