La communauté ivoirienne s’est distinguée pour la deuxième fois consécutive à la 17e édition de la Journée de l’intégration africaine, célébrée, le samedi 23 mai 2026, à l’Université de l’Unité Africaine (UA/IAM), à Ouagadougou, à l’occasion de la Journée mondiale de l’Afrique commémorée chaque 25 mai de l’année. Cette année, ce rendez-vous a mis en compétition 13 communautés dont les trois meilleures ont été la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso et le Mali. Elles se sont départagées à travers la danse traditionnelle, le défilé et l’art culinaire, notamment.
La communauté ivoirienne de l’Université de l’Unité Africaine (UA/IAM) regroupant une vingtaine de nationalités, a organisé, le samedi 23 mai 2026, pour la 17e fois, la Journée de l’intégration visant à mettre en exergue la diversité culturelle des différents groupes sociaux accueillis au sein de l’établissement de référence. La manifestation a été marquée, comme à l’accoutumée, par des prestations culturelles, des gestions fraternelles et des moments de partage qui illustrent la beauté de la diversité de l’Afrique.

A travers plusieurs genres d’expression culturelle, 13 communautés: Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Niger, Togo, Bénin, Sénégal, Tchad, Centrafrique, USA, Japon, Gabon et Cameroun, se sont mesurées en danse traditionnelle et 11 parmi elles se sont exprimées aussi lors de la parade. C’est tout naturellement les prestations qui ont, par moment, soulevé la foule qui comme à chaque année, n’a pas marchandé son déplacement pour vivre cette Journée inoubliable mobilisant chaque fois diverses personnalités, d’illustres invités et les parents des étudiants.
Parés de leurs plus beaux atouts culturels, les étudiants formant les différentes communautés de l’UA, par des pas défilé ou de danse, des cris et chansons ainsi que d’autres gestes majestueux, ont commémoré avec faste et dans la gaieté, cette manifestation culturelle qui gagne de plus en plus le cœur des Ouagavillois qui l’inscrivent dans leur agenda.

La partie défilé des communautés, a été débitée par l’Union africaine dont le drapeau porté fièrement, a été présentée au public. Par la suite, les groupes communautaires, dans le sens du brassage des différentes cultures, ont émerveillé le public qui accompagnait leur passage par des applaudissements nourris.
Le patron de l’édition 2026 de la Journée d’intégration de l’UA, l’ambassadeur du Tchad au Burkina Faso, Mahamat Saleh Adoum Ahmat, a souligné qu’«une telle initiative portée par l’énergie des hommes et des femmes» parle aux dirigeants comme aux populations africaines.

La manifestation culturelle de l’UA «nous interpelle et nous engage vers notre volonté commune de transcender les frontières imposées pour créer un idéal de vivre ensemble et bâtir les passerelles entre nos peuples», a soutenu le diplomate tchadien qui a poursuivi que «la présence au sein de l’UA des différentes nationalités témoigne avec éclat que cette ambition est non seulement possible et en marche».

Pour le parrain de la 17e édition de la Journée de l’intégration de l’UA, Issouf Saré, «cette journée devra inspirée les autres établissements» parce que, ce que les étudiants ont présenté au public est «non seulement beau mais c’est aussi riche en diversité culturelle et cela permet de découvrir la culture des autres».

Cela est d’autant plus important, selon M. Saré, car c’est au moment des études qu’«il faut amener les gens à s’accepter dans leur différence culturelle, à comprendre qu’elle ne peut pas et ne doit pas être un problème mais un facteur d’enrichissement», félicitant les responsables de l’UA qui ont eu cette idée perpétuée pendant 17 années.

Le Président du Conseil d’Administration de l’UA, Dr Amed Moussa Diallo, a exprimé sa satisfaction en affirmant qu’il est «comblé» au terme de cette activité parce que son école «à démontrer une fois de plus qu’elle est l’Afrique en miniature».

A l’UA, école se réclamant d’être la locomotive des université au Burkina Faso, anciennement Institut africain de management (IAM), «il n’y a pas de frontière ni de barrière. Les communautés se côtoient et s’entraident mutuellement», a fait savoir le PCA Amed Moussa Diallo, invitant les politiques «à hâter le pas, à accélérer et renforcer le mécanisme de l’unité africaine parce qu’une Afrique unie, solidaire et grande pourra être au rendez-vous du concert des nations».

Le directeur général de l’UA, Alioune Benga, a affirmé qu’à travers cette célébration, son établissement veut rappeler que sa diversité culturelle «n’est pas une faiblesse mais une richesse exceptionnelle».
«Les langues, les traditions, les tenues, les danses, les musiques et les valeurs de nos peuples représentent le socle de notre identité africaine», a déclaré M. Benga, ajoutant qu’aujourd’hui, l’UA réaffirme son engagement à «former non seulement des diplômés compétents, mais aussi, des citoyens africains responsables, ouverts au monde et attachés aux idéaux de paix, de fraternité et de coopération entre les différents peuples africains».

«L’Afrique de demain se construit aujourd’hui à travers votre formation, votre discipline, votre créativité et votre sens de la responsabilité. Vous devez croire en votre potentiel et porter haut les valeurs de l’excellence, du travail et de l’unité africaine», a-t-il lancé à l’endroit des apprenants. Dans un contexte mondial marqué par de nombreux défis, le continent africain «a besoin d’une jeunesse capable de dépasser les divisions pour construire ensemble une avenir prospère», a-t-il soutenu.

Palmarès officiel des différentes prestations
- Défilé des communautés
1er : Burkina Faso
2ème : USA
3ème : Japon
- Danse culturelle
1er : Côte d’Ivoire
2ème : Burkina Faso
3ème : Mali
- Art culinaire
1er : Mali
2ème : Togo
3ème : Burkina Faso
Par Bernard BOUGOUM




































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