Accueil A la une 1er septembre 2009: la nuit où Ouagadougou s’est retrouvé sous les eaux

1er septembre 2009: la nuit où Ouagadougou s’est retrouvé sous les eaux

0

Dans la nuit du 31 août au 1er septembre 2009, Ouagadougou a vécu l’une des catastrophes naturelles les plus meurtrières et dévastatrices de son histoire récente. En quelques heures, 263,3 mm de pluie se sont abattus sur la capitale burkinabè, provoquant des inondations d’une ampleur exceptionnelle, endeuillant des familles et laissant derrière elles d’immenses dégâts matériels.

Le ciel s’était ouvert sur Ouagadougou. Dans la nuit du 31 août au 1er septembre 2009, la capitale burkinabè a été frappée par une pluie diluvienne dont l’intensité allait durablement marquer les mémoires. Au total, 263,3 mm de précipitations ont été enregistrés en quelques heures, soit l’équivalent de plusieurs mois de pluie concentrés en un temps record.

Cette pluviométrie exceptionnelle a rapidement transformé plusieurs secteurs de la ville en véritables zones sinistrées. Les eaux ont envahi les habitations, emporté des biens et paralysé de nombreux quartiers. Ouidi, Nemnin, Dapoya, Tanghin, Baskuy et Zongo, entre autres, ont particulièrement été touchés par cette catastrophe dont les séquelles restent encore présentes dans les mémoires.

Le bilan humain a été lourd. Officiellement, les inondations du 1er septembre 2026, ont fait 46 décès. Toutefois, certaines sources médiatiques ainsi que des rapports sectoriels d’ONG locales ont fait état de chiffres compris entre 41 et 48 morts, selon les différentes vagues de recensement et la prise en compte ou non des localités environnantes de la capitale.

Au-delà des décès, la catastrophe a, également, fait plus d’une centaine de blessés et causé d’importants dégâts matériels. À l’échelle nationale, près de 200 000 personnes ont été sinistrées, donnant à cette catastrophe une dimension qui dépassait largement les frontières de Ouagadougou.

Dix-sept ans après, le souvenir du 1er septembre 2009 demeure vivace. Pour de nombreuses familles, cette date ne renvoie pas seulement à une pluie exceptionnelle, mais à des vies fauchées, des maisons détruites et des existences bouleversées en quelques heures.

Le 1er septembre 2009 reste ainsi gravé dans l’histoire récente du Burkina Faso comme un sombre rappel de la vulnérabilité des villes face aux phénomènes climatiques extrêmes. À Ouagadougou, certains quartiers portent encore, en silence, les cicatrices de cette journée où 263,3 mm de pluie ont suffi à faire basculer la capitale dans le chaos.

Par Valentin SOMANDE