En Côte d’Ivoire, les producteurs de cacao pourront compter sur un prix bord champ maintenu à 1 200 FCFA le kilogramme pour la petite campagne. Dans le même temps, les caféiculteurs devront composer avec une importante baisse du prix garanti, désormais fixé à 1 300 FCFA/kg, contre 1 700 FCFA précédemment. L’annonce a été faite mardi 1er septembre 2026, à Abidjan, à l’ouverture de la 10e édition des Journées nationales du cacao et du chocolat (JNCC).
Le prix du cacao résiste, celui du café flanche. En Côte d’Ivoire, le gouvernement a décidé de maintenir à 1 200 FCFA le kilogramme le prix bord champ du cacao pour la petite campagne. Une décision annoncée mardi 1er septembre 2026 par le ministre de l’Agriculture, Bruno Nabagné Koné, lors de la cérémonie d’ouverture de la 10e édition des Journées nationales du cacao et du chocolat (JNCC), au Parc des Expositions d’Abidjan.
Si les producteurs de cacao voient donc leur prix préservé, leurs homologues de la filière café, quant à eux, constatent un sérieux recul. Le prix garanti du café passe en effet de 1 700 à 1 300 FCFA le kilogramme, soit une diminution de 400 FCFA/kg, correspondant à une baisse d’environ 23,5 %.
Cette annonce intervient dans le cadre de la 10e édition des JNCC, placée cette année sous le thème: «Jeunesse et cacaoculture du futur». Un thème qui entend mettre en lumière la place de la jeunesse dans la transformation et la pérennisation de la principale filière agricole ivoirienne.
Le maintien du prix du cacao intervient dans un contexte où la filière demeure stratégique pour l’économie ivoirienne. Premier producteur mondial de cacao, la Côte d’Ivoire tire une part importante de ses revenus agricoles de cette culture, qui fait vivre directement et indirectement plusieurs millions de personnes.
Chaque annonce du prix bord champ est ainsi scrutée avec attention par les producteurs. Car derrière le montant affiché au kilogramme se jouent les revenus des exploitants, mais aussi leur capacité à faire face aux coûts des intrants, de la main-d’œuvre, du transport et aux autres charges liées à la production.
La situation du café apparaît, en revanche, plus préoccupante pour les producteurs, confrontés désormais à un prix inférieur de 400 FCFA à celui de la précédente campagne. Une baisse qui risque de raviver les inquiétudes dans une filière déjà confrontée à plusieurs défis, notamment en matière de productivité et de rentabilité.
Entre maintien pour le cacao et coup de rabot pour le café, la nouvelle campagne s’ouvre donc sur des fortunes diverses pour les producteurs ivoiriens. Reste à savoir si les prix annoncés permettront de préserver suffisamment le revenu des agriculteurs, dans un secteur où chaque franc compte et où les cours internationaux continuent de dicter leur loi.
Par Valentin SOMANDE







































