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Lutte contre la drogue et le blanchiment de capitaux: la belle-fille d’un président dans les filets de la justice

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Au Zimbabwe, Kelsea Tafirenyika, la belle-fille du président Emmerson Mnangagwa, est dans la tourmente. Interpellée début août 2026 pour des soupçons liés au trafic de drogue, la jeune femme de 22 ans fait également face à des accusations de blanchiment d’argent. Une affaire qui éclabousse la famille présidentielle et intervient alors que le chef de l’État prône publiquement la «tolérance zéro» contre le trafic de stupéfiants.

Le palais présidentiel zimbabwéen n’avait certainement pas besoin de cette mauvaise publicité. Kelsea Tafirenyika, seconde épouse de Collins Mnangagwa, fils du président Emmerson Mnangagwa, a été arrêtée début août 2026 à son domicile de Greystone Park, un quartier huppé de Harare.

Selon des sources médiatiques, les policiers l’auraient trouvée en train de compter des ampoules de péthidine et de morphine. Près de 200 ampoules auraient été découvertes dissimulées dans sa chambre, en compagnie d’autres médicaments dont la détention et la commercialisation sont soumises à une réglementation stricte au Zimbabwe. Cinq joints de cannabis auraient également été retrouvés dans son véhicule de luxe.

L’affaire ne s’est toutefois pas arrêtée aux stupéfiants. Malgré les inquiétudes exprimées autour d’un éventuel «risque de fuite», Kelsea Tafirenyika a été remise en liberté sous caution. Elle a ensuite été de nouveau interpellée, cette fois dans le cadre d’une enquête pour blanchiment d’argent.

Les investigations portent notamment sur plusieurs voitures de luxe ainsi que sur un important patrimoine immobilier situé au Zimbabwe, à Dubaï et en Afrique du Sud. La jeune femme affirme que ces biens sont simplement des «cadeaux» offerts par son époux, Collins Mnangagwa. De son côté, la police zimbabwéenne aurait indiqué coopérer avec Interpol afin de procéder à la saisie de certains de ces biens détenus à l’étranger.

L’affaire s’est encore compliquée lorsque la mère et la sœur de Kelsea Tafirenyika, ainsi qu’un autre proche, ont été interpellés alors qu’ils tentaient de quitter le Zimbabwe. Les trois personnes auraient été trouvées en possession de 53 000 dollars en espèces.

Cette affaire intervient dans un contexte particulièrement embarrassant pour le président Emmerson Mnangagwa. Lors d’un congrès de la Zanu-PF, le parti au pouvoir, le chef de l’État avait récemment affiché sa fermeté contre le trafic de drogue, se déclarant partisan de la «tolérance zéro» en la matière.

Face aux accusations, les avocats de Kelsea Tafirenyika, seconde épouse de Collins Mnangagwa, crient à la manipulation. Ils dénoncent une opération orchestrée par «des adversaires politiques» qui chercheraient, selon eux, à ternir l’image du président zimbabwéen.

Dans une lettre écrite depuis sa cellule, Kelsea Tafirenyika a, de son côté, imploré le pardon du couple présidentiel. Elle doit comparaître devant la justice, ce mardi 1er septembre 2026.

Par Valentin SOMANDE