Accueil Société Accès difficile aux toilettes en milieu rural: révoltée, l’épouse du président du...

Accès difficile aux toilettes en milieu rural: révoltée, l’épouse du président du Faso s’engage

Première dame burkinabè Sika Kaboré.JPG

L’épouse du chef de l’Etat burkinabè, Sika Kaboré a affirmé lundi 23 janvier 2017 être « affligée » par l’accès difficile des populations rurales et périurbain à des latrines, lors du lancement de la campagne « Fasotoilettes ».

« Je suis profondément révoltée quand je pense aux femmes qui sont obligées d’attendre l’obscurité de la nuit pour pouvoir laisser libre cours à leurs besoins. Je suis davantage affligée pour les femmes enceintes qui n’ont pas accès à des toilettes qui leur permettaient d’être à l’aise ». Ainsi s’est exprimée Mme Kaboré qui s’est dit également « attristée par la situation des personnes du troisième âge et le cas des personnes souffrantes d’un handicap ».

Elle est aussi préoccupée par « la situation des hommes, chefs de ménage, (qui) courent dans la nature, de plus en plus clairsemée, pour se soulager alors qu’avec un peu d’accompagnement, ils auraient pu réaliser des toilettes convenables qui assurent la dignité et la sécurité à tous les membres de la famille ».

L’épouse de Roch Marc Christian Kaboré, effondrée par le manque de toilettes dans le milieu rural et périurbain, a saisi l’occasion pour lancer « un appel pressant à la mobilisation citoyenne pour qu’avant le 31 décembre 2017, chacun investisse en vue de réaliser des latrines descentes au profit des membres de la famille évoluant en milieu rural, périurbain ou au profit d’un voisin, d’un membre de la communauté ».

Pour elle « c’est un devoir de responsabilité personnelle auquel (elle) invite chacun (…) à s’engager et ce, d’autant qu’il nous arrive également de nous retrouver dans des situations où nous sommes perturbés, en l’absence de WC ».

« J’ai adhéré à cet important projet (de construction de toilettes), non seulement en y marquant mon soutien total en tant que marraine, mais aussi pour poursuivre mon engagement en faveur de l’assainissement exprimé en 2011, dans le Ganzourgou, au profit des élèves, convaincue que cette couche sociale peut influencer durablement et de façon décisive les habitudes des adultes par l’adoption de règles élémentaires d’hygiène ».

L’assainissement du cadre de vie est inscrit comme un droit fondamental de l’Homme depuis la résolution de l’Assemblée général des Nations Unies du 28 juillet 2010. Et ces dernières années, de nombreuses initiatives ont vu le jour pour soutenir les pays en voie de développement dont le Burkina.

Mohamed ZOUNGRANA

Laisser un commentaire