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Assassinat de Thomas Sankara et camarades: retour sur les lieux du crime ce jeudi 13?

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Ce qui restait de la tombe de Thomas Sankara après exhumation des corps en mai 2015 (Ph. Carine Frenk-RFI)

L’affaire Thomas Sankara suit son cours devant la justice. Pour preuve, les ayant cause des victimes de cette tragédie ont été convoqués pour ce jeudi 13 février 2020, par le juge d’instruction du Cabinet Numéro 1 du Tribunal militaire de Ouagadougou au Burkina Faso. Ce sera, selon nos sources, pour une reconstitution des faits. Hasard du calendrier ou un de ces tours que le destin sait si bien jouer aux humains, cette procédure se tient un jeudi, comme le jeudi 15 octobre 1987, jour où, le père de la Révolution burkinabè et cinq de ses camarades sont tombés face à un escadron de la mort, un peu après 16h30. Ce jeudi, jour de reconstitution des faits, c’est un 13, 13 comme le nombre de cadavres qui jonchaient le sol, devant le bâtiment «Burkina» du Conseil de l’Entente, qui servait de siège au Conseil national de la Révolution (CNR). Après le carnage, raconté souvent par le seul survivant de la tuerie, Alouna Traoré, à l’époque, conseiller à la présidence, en charge de rassemblements de masse, les 13 corps ensanglantés, dont celui de Thom Sank, le «héros» africain de 38 ans, ont été inhumés «à la va-vite», au cimetière de Dagnoën, un quartier populaire à l’Est de Ouagadougou. En mai 2015, ils seront exhumés des tombes démolies, pour subir des analyses ADN.

En rappel, les 13 infortunés du jeudi fatal pour la Révolution burkinabè d’Août 1984, avaient pour noms, Capitaine Thomas Sankara; le journaliste, directeur de la presse présidentielle, Babou Paulin Bamouni; le secrétaire permanent du CNR, l’adjudant Christophe Saba; l’employé à la présidence, Bonaventure Compaoré; le conseiller juridique à la présidence, Frédéric Kiemdé; le professeur de philosophie, Patrice Zagré;  les cinq gardes, Emmanuel Bationo, Abdoulaye Gouem, Wallilaye Ouédraogo, Hamado Sawadogo, et Noufou Sawadogo; le chauffeur de Thomas Sankara, Der Somda; et un gendarme, Paténéma Soré, qui était venu distribuer du courrier.

Par Wakat Séra

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