À Ouagadougou, la célébration de la fête du Travail a été marquée par une forte mobilisation à la Bourse du Travail, ce 1er mai 2026. L’Unité d’action syndicale (UAS) y a dévoilé une plateforme revendicative, riche de 31 points, mêlant anciennes doléances toujours sans réponse et nouvelles exigences.
Comme chaque année, la Bourse du Travail de Ouagadougou a servi de cadre, ce vendredi 1er mai 2026, au traditionnel meeting du 1er mai, rassemblant de nombreux travailleurs venus commémorer cette journée emblématique. À cette occasion, la plateforme revendicative de l’Unité d’action syndicale (UAS) a été présentée par Guy olivier Ouédraogo, porte-parole de l’Union d’action syndical.

D’entrée de jeu, il a souligné que les revendications formulées en 2023, 2024 et 2025 restent «toujours en suspens», faute d’examen par les autorités. Ces points, toujours d’actualité, constituent une part importante de la nouvelle plateforme.
Parmi ces doléances récurrentes figurent, notamment, la «sécurisation effective» du territoire national et le retour des personnes déplacées internes dans leurs localités d’origine, ainsi que la prise en charge des ayants droit des travailleurs victimes d’attaques terroristes. Les syndicats insistent également sur le «respect des libertés démocratiques et syndicales (…) et la levée des entraves administratives» pesant sur les organisations syndicales.
Sur le plan de la gouvernance, l’UAS réclame la judiciarisation des audits menés dans les ministères et grandes sociétés d’État, ainsi que la poursuite et la publication de ces contrôles. Elle demande aussi la révision de certains textes réglementaires, notamment celui relatif au classement indemnitaire dans la fonction publique territoriale.

Les préoccupations sociales et économiques occupent également une place importante. Les syndicats appellent à la tenue de négociations salariales dans le secteur privé pour répercuter l’augmentation du SMIG, à l’adoption de conventions collectives dans plusieurs secteurs clés et à la revalorisation des pensions de retraite. S’y ajoutent des demandes liées à l’accès au logement, à la régulation des prix des produits de première nécessité et à la baisse du coût des hydrocarbures.
En parallèle, de nouvelles revendications ont été introduites. L’UAS demande notamment la relecture de la loi sur la liberté d’association afin de la rendre conforme aux conventions internationales, le contrôle renforcé des prix sur le marché, ainsi que la réintégration de certains responsables syndicaux licenciés.

Elle plaide également pour une «meilleure prise en compte des indemnités» dans le calcul des pensions, la promotion de l’artisanat local à travers la création d’infrastructures adaptées, et la sécurisation des emplois dans les entreprises nationalisées.
Au total, ce sont 31 revendications qui ont été formulées, traduisant une impatience croissante des travailleurs face à la lenteur dans le traitement de leurs préoccupations.
Selon l’UAS, le temps des promesses doit laisser place à des actions concrètes.
Par Valentin SOMANDE





























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