Accueil Société Burkina/Année académique 2018/2019 : les universités publiques accueillent 43 000 nouveaux bacheliers

Burkina/Année académique 2018/2019 : les universités publiques accueillent 43 000 nouveaux bacheliers

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Les ministres Alkassoum Maïga (à gauche) et Stanislas Ouaro (à droite)

Le gouvernement représenté par les ministres de l’Enseignement, supérieur, de l’innovation et de la recherche scientifique, le Pr Alkassoum Maïga et le ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, le Pr Stanislas Ouaro a, ce jeudi 4 octobre 2018 à Ouagadougou, au cours d’un point de presse, affirmé que les universités publiques du pays accueillent durant l’année académique en cours, 43 000 nouveaux bacheliers.

Aux dires du ministre Alkassoum Maïga, les universités nationales doivent accueillir, cette nouvelle année académique,  43 000 nouveaux bacheliers dont 38 000 à l’échelle nationale pour toutes séries confondues et environ 5 000 en provenance de la Côte d’Ivoire.

Les innovations prévues dans le département du Pr. Alkassoum Maïga

Aux termes des innovations de son département, le ministre a fait noter l’opérationnalisation de Campus Faso, une plateforme qui permet aux étudiants de faire leur demande d’orientation à la fois dans toutes les universités publiques du Burkina et par la suite effectuer le paiement via un transfert d’argent. En plus des sept universités publiques (Ouaga1 Pr. JKZ, Ouaga2, université Nazi Boni, université Norbert Zongo, université de Fada, Dédougou, Ouahigouya), six centres universitaires et pédagogiques dont Kaya-Gaoua en 2017-2018 et Doris-Tenkodogo-Banfora en 2018-2019 doivent accueillir chacun 200 étudiants par filière.

Pour désengorger les universités publiques, M. Maiga a laissé entendre que son département désire transférer près de 2000 nouveaux bacheliers dans les meilleures universités privées du pays. Par rapport en la question d’encadrement des enseignants, il a confié que le gouvernement a permis de faire un recrutement, sur cinq ans, de 100 assistants dans tous les domaines et 30 chercheurs. Toujours dans la liste des recrutements, le ministre a fait savoir que les recrutements se feront désormais par région. Est revenu sur la table du débat, la question relative aux bus des étudiants.

Sans exclure tout dialogue, le Pr Alkassoum Maïga reconnait le poids que constitue la demande des étudiants à ramener l’abonnement à 2000 francs CFA en lieu et place de 4000 francs CFA le mois, proposé par le gouvernement.

Par ailleurs, il a confié aux Hommes de presse qu’il existe un projet de relecture du système Licence-Master-Doctorat dans l’optique de l’harmoniser sur toute l’étendue du territoire.

Les journalistes se sont intéressé au chevauchement dans les universités publiques burkinabè. A ce propos, le Pr Alkassoum Maïga a affirmé qu’il sera utopique de prétendre rattraper le retard en un temps réduit. Par contre, il a fait remarquer la volonté de son équipe à normaliser l’année académique, c’est-à-dire débuter en mois d’octobre et aller en vacances en juillet.

Une année scolaire satisfaisante malgré le contexte sécuritaire 

A la suite du ministre de l’Enseignement supérieur, de l’Innovation et de la Recherche scientifique, c’était au tour de celui de l’Education nationale et de l’Alphabétisation de présenter les réalités de son secteur ministériel. Son intervention s’est portée sur trois points.

De ce qui est du bilan des examens, le ministre Stanislas Ouaro dénombre un taux de 64.82% au Certificat d’étude primaire (CEP) et de 42.94% au BEPC.

Pour une rentrée scolaire paisible, le ministre en charge de l’Education nationale a parlé de la mise au point d’une stratégie d’action dont la conception a impliqué les différentes régions victimes d’attaques terroristes ainsi que les acteurs de l’éducation et de la sécurité sous le leadership des gouverneurs.  Cette stratégie s’étendra sur plusieurs points, à entendre le ministre Ouaro. Pour des raisons sécuritaires, les établissements dans lesquels les élèves en classes d’examens n’ayant pas pu prendre part à la session d’examen 2017-2018 verront leur année invalidée.

A propos du protocole d’accord avec les syndicats des enseignants

Quant aux établissements n’ayant fait que sept mois de cours suivis des évaluations, ils suivront le calendrier officiel normal. Les établissements dans lesquels les élèves ont été soumis à la session spéciale d’examen seront soumis à un parcours de rattrapage pédagogique.

Le dernier point abordé par le ministre Stanislas Ouaro a porté sur le protocole d’accord. Sur 56 points d’engagements, le ministre relève que le gouvernement a entièrement réalisé 18 engagements au nombre desquels un statut valorisant le personnel de l’éducation et de la recherche, le respect des effectifs dans les classes en tenant compte des normes internationales.

 Le ministre a attesté que 37 engagements sont en cours de réalisation dont sept sont hors délais. Parmi ceux-ci, il a cité la bonification et la question des avancements.

À la question à savoir « à quand la fin des écoles sous paillotes ?», le ministre rassure que le président Roch Marc Christian Kaboré s’est engagé à éliminer les écoles sous paillotes d’ici 2020. Il ajoute que  de 4 353 classes à construire sur engagement du chef de l’Etat, le ministre révèle qu’à ce jour le défi est de construire 2700 classes encore pour venir à bout des écoles sous papillotes.

Sur la question des établissements ayant fait cas de fermeture, le ministre en dénombre 649 dont 423 ont un délai de six mois pour se mettre en règle.

Par Alimatou SENI (Stagiaire)

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