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Burkina: un projet de loi constitutionnelle portant révision de la Constitution adopté

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Une vue des membres de l'ALT en train de voter

Les membres de l’Assemblée législative de transition (ALT), ont adopté, un projet de loi constitutionnelle portant révision de la Constitution, en séance plénière, ce mardi 20 janvier 2026. Le texte fondamental réponde aux «impératifs» du moment selon la vision des plus hautes autorités, a indiqué le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, au sortir de la séance.

Les Représentants du peuple burkinabè en grande majorité (69 voix pour, une voix contre et une abstention) ont donné leur quitus pour le projet de loi constitutionnelle portant révision de la Constitution ce mardi 20 janvier 2026. Le gouvernement a été représenté par son ministre de la Justice pour défendre la pertinence du projet de loi. Il a signifié que le nouveau document va favoriser l’élargissement du domaine de la loi à l’organisation du territoire, la reconnaissance dans la Constitution de l’organisation du territoire en circonscriptions administratives et en collectivités territoriales.

Le ministre de la Justice, Me Edasso Rodrigue Bayala

Selon le ministre de la Justice, Me Edasso Rodrigue Bayala, «les révisions de la Constitution qui sont présentées par le gouvernement visent à répondre à des impératifs et à des nécessités d’urgence pour recadrer et accompagner la dynamique actuelle de l’action du gouvernement et accompagner la vision du chef de l’Etat (Capitaine Ibrahim Traoré) ».

L’une des innovations concerne l’Autorité supérieure du contrôle de l’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC). L’institution verra sa dénomination changer et la loi organique va se charger de «donner plus de contenu à l’action de l’organe pour plus d’efficacité dans la lutte contre la corruption», a déclaré le ministre Bayala.

Le président de l’Assemblée Législative de transition (ALT), Dr Ousmane Bougouma glissant son bulletin dans l’urne

Le deuxièmement changement majeur concerne deux institutions de communications: le Conseil supérieur de la communication (CSC) et la Commission de l’Informatique et des libertés (CIL). «Ces institutions régulent le contenu au niveau des communications, l’accès au public. Il était nécessaire de fusionner pour avoir plus d’efficacité dans l’action qui va se dérouler sur le terrain», a justifié le patron du Département de la justice.

Par Wakat Séra