Accueil A la une CAN 2025: l’arbitre de la finale menacé de poursuites judiciaires

CAN 2025: l’arbitre de la finale menacé de poursuites judiciaires

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L'arbitre de la finale de la CAN 2025,Jean-Jacques Ndala (Ph RMC Sport)

La finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 entre le Sénégal et le Maroc ne se joue plus sur le gazon, mais sur le terrain politique et judiciaire. L’arbitre congolais Jean-Jacques Ndala, qui a arbitré la finale de la compétition, se retrouve à être la cible d’une offensive émanant directement du Parlement marocain. Selon des médias, le lundi 19 janvier 2026, un député marocain, accusant l’arbitre de «collusion» et de «graves manquements», aurait demandé à ce qu’il soit traduit en justice.

Au lendemain du sacre sénégalais à Rabat, la frustration est immense dans le pays hôte. Alors que le Maroc s’attendait à être champion de la Can 2025, après cinquante ans d’attente, la défaite en finale, sur fond de décisions arbitrales contestées et de scénario chaotique, laisse place à une colère diffuse. Lors d’une session parlementaire tenue le lundi 19 janvier 2026, un élu marocain a ainsi exigé des poursuites contre l’arbitre, Jean-Jacques Ndala, l’accusant ouvertement de «collusion» ou de «graves manquements» ayant brisé le rêve de tout un peuple après cinquante ans d’attente.

Selon les sources, le débat a pris une tournure lorsque ce même parlementaire a évoqué des «pratiques mystiques». Selon ce dernier, le «recours à la sorcellerie» par les joueurs sénégalais aurait influencé le cours du match. Le député estime que le bref retrait du terrain des Lions de la Teranga après un penalty litigieux, aurait dû entraîner une victoire immédiate par forfait pour le Maroc.

Au-delà de la simple déception sportive, cette affaire cristallise des tensions préexistantes dans le pays hôte. L’organisation de la compétition avait déjà suscité des critiques concernant ses coûts jugés exorbitants face aux besoins prioritaires en santé et en éducation. La défaite finale agit comme un révélateur social exacerbant une contestation politique au Maroc. Le passage d’une déception de stade à une exigence de condamnation judiciaire illustre un déni profond face à la réalité du terrain.

Pendant que Dakar célèbre son deuxième titre continental, le Maroc voit son attente entamée en 1976 se prolonger indéfiniment.

Par Valentin SOMANDE