Accueil Monde CPI: un ex-directeur de prison face aux juges pour crimes contre l’humanité

CPI: un ex-directeur de prison face aux juges pour crimes contre l’humanité

0

La Cour pénale internationale (CPI) ouvre, ce mardi 19 mai 2026, une audience de mise en accusation contre Khaled Mohamed Ali el Hishri, ancien responsable de la prison de Mitiga en Libye. L’homme est poursuivi pour de «graves violations des droits humains» commises entre 2014 et 2020. Une affaire largement relayée et commentée par plusieurs médias.

À partir de ce mardi 19 mai 2026, la Cour pénale internationale examine le dossier de Khaled Mohamed Ali el Hishri, ancien directeur de la prison de Mitiga, en Libye. Âgé de 47 ans, le suspect comparaît devant les juges dans le cadre d’une audience de mise en accusation qui doit se poursuivre jusqu’à jeudi.

Le procureur de la CPI réclame son renvoi en procès pour 17 chefs d’accusation liés à des «crimes contre l’humanité» et des «crimes de guerre». Parmi les faits retenus figurent notamment des accusations de «torture», «viols», «violences sexuelles», «persécutions» et «actes assimilés à de l’esclavage».

Selon les éléments présentés par l’accusation, plusieurs milliers de civils auraient subi des «sévices systématiques» au sein de la prison de Mitiga entre 2014 et 2020. Les enquêteurs évoquent un climat de violences permanent dans cet établissement pénitentiaire, où les abus physiques et psychologiques auraient été fréquents.

Le nom de Khaled Mohamed Ali el Hishri est particulièrement associé au contrôle du quartier réservé aux femmes détenues, où de nombreuses exactions auraient été commises durant cette période.

Au cours de ces trois jours d’audience, les magistrats devront évaluer la solidité et la crédibilité des preuves réunies par le procureur afin de décider si l’ancien responsable libyen doit être officiellement jugé. Une fois les débats terminés, les juges disposeront d’un délai de 60 jours pour rendre leur décision.

Cette procédure judiciaire, suivie de près par les organisations de défense des droits humains et largement commentée par plusieurs sources médiatiques, pourrait marquer une étape importante dans la lutte contre l’impunité des crimes commis durant les années de conflit en Libye.

Par Valentin SOMANDE