Accueil Monde Crise en Centrafrique : des évêques donnent de pistes de solutions 

Crise en Centrafrique : des évêques donnent de pistes de solutions 

Réunis en plénière du 11 au 18 janvier 2021, les évêques de Centrafrique de l’église famille de Dieu, après avoir prié et échangé sur la vie de leurs diocèses respectifs, se sont penchés sur la situation qui prévaut en ce moment dans leur pays. Interpellés par les détresses de leur peuple, dans un message publié dimanche 17 janvier 2021, les évêques de la Centrafrique ont proposé des pistes de solutions pour sortir leur pays dans cette crise poste électorale.

« La crise n’est pas une fatalité. La République Centrafricaine est un pays donné et béni par le Dieu qui a créé le ciel et la terre. Elle est notre « maison commune » dont nous devons être fiers et la sauvegarder », a indiqué le message qui porte la signature d’une dizaine d’évêques, parmi lesquels figure Monseigneur Nestor-Désiré Bongo Aziagbia, évêque de Bossangoa, et président de la CECA.

Le message invite les autorités centrafricaines à prendre pour guide les symboles de la nation centrafricaine parmi lesquels figure sa devise qui est « Unité – Dignité – Travail ». La devise centrafricaine, selon les évêques, est susceptible de guider les autorités à qui le peuple a confié la destinée et la souveraineté de leur pays. Car pour eux, la devise est le socle de leur identité en tant que nation.

Ils appellent le peuple centrafricain à « un dialogue sincère et franc, fraternel et constructif pour trouver une paix juste et durable, en repoussant la haine, la violence et l’esprit de vengeance ». Ils invitent le peuple à la cessation des nuisances collectives, à l’auto-destruction, des divisions et appellent à un partage équitable des richesses de leur pays. Car leur peuple « à trop souffert de complots extérieurs avec des complicités locales ».

Compte tenu de la richesse que regorge la Centrafrique, les évêques trouvent qu’il « est plus que jamais temps de faire usage du génie centrafricain par un travail honnête, organisé et courageux pour que ces richesses profitent sans exception aux filles et fils de la nation centrafricaine ainsi qu’au développement socioéconomique de tout le territoire.

Conscients de la poursuite de la lutte pour la liberté du peuple centrafricain et la sauvegarde de sa souveraineté, les évêques ont, en outre, indiqué dans ce message que « la République Centrafricaine a le droit souverain de choisir librement ses partenaires et de réviser, voire mettre fin aux accords conclus avec certains États lorsque sa souveraineté est menacée ».

La Centrafrique doit, par ailleurs, pour les évêques, être un « Etat fort et prospère » et qui applique « la justice équitable pour tous ». Cependant, leur constat fait cas d’une impunité qui règne dans leur pays du fait de « la faiblesse des institutions judiciaires ».

Pour terminer, les évêques trouvent que la solution à cette crise qui sévit la Centrafrique en ces moments, « ne peut être en dernier lieu que endogène ». Le sursaut patriotique doit, pour les évêques, être cultiver chez tous les Centrafricains.

La Centrafrique est entrée dans une crise après les élections présidentielles et législatives du 27 décembre 2020 et ce depuis la proclamation des résultats provisoires. La présidentielle a opposé le président sortant Archange Touadera, nouvellement reconduit en attendant les décisions de la cour constitutionnelle, et l’ex-président centrafricain François Bozizé.

Oumpounini MANDOBIGA (stagiaire)

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