Présent aux côtés de son équipe à la première édition du Grand Salon de la Data en Afrique, tenue les 15 et 16 juillet 2026 à Ouagadougou, le CEO d’Aïobi, Bowendsom Nikiema, a défendu une vision ambitieuse de la souveraineté numérique africaine. Son intervention a relié la maîtrise des données, la création de champions technologiques continentaux et le passage à l’échelle des startups africaines.
Organisé par Africa Data Entry en collaboration avec le ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, le Grand Salon de la Data en Afrique (GSDA) a réuni à Ouagadougou des représentants des pouvoirs publics, des entreprises, des universités, des centres de recherche et des startups. Cette première édition s’est déroulée autour du thème « Construire l’écosystème data africain : formation, régulation, innovation et gouvernance ».
Partenaire de l’événement, Aïobi a naturellement répondu présent. Pour cette deeptech africaine spécialisée dans l’intelligence artificielle et la data appliquées aux réalités du continent, soutenir un rendez-vous consacré à la donnée revient à prendre part à une conversation qui conditionne déjà la compétitivité des entreprises et la souveraineté des États. La data est devenue l’une des matières stratégiques du XXIe siècle ; sa collecte, son hébergement, sa protection et sa valorisation pèseront durablement sur la capacité de l’Afrique à construire ses propres services numériques.
« L’Afrique produit énormément de données, mais n’en bénéficie pas », a soutenu Bowendsom Nikiema devant l’assemblée. À travers cette formule, le CEO d’Aïobi a attiré l’attention sur le décalage entre le poids démographique du continent, la quantité de données générées chaque jour et la faible part des infrastructures technologiques qui lui appartiennent. Une grande partie des informations produites par les citoyens et les organisations africaines demeure hébergée et exploitée hors du continent, selon l’analyse développée au cours de son intervention.

Penser le marché africain à l’échelle du continent
Intitulée « Du prototype à l’échelle panafricaine », la communication de Bowendsom Nikiema a présenté une trajectoire pour les startups africaines qui veulent grandir sans perdre leur compréhension des marchés locaux. Cette trajectoire repose d’abord sur la co-construction avec les clients, afin de concevoir des solutions adaptées aux usages, aux contraintes et aux cultures de chaque organisation. Elle accorde ensuite une place centrale à la valeur créée, avec des résultats mesurables qui permettent aux entreprises technologiques d’investir dans la recherche et de retenir leurs talents.
Le troisième axe porte sur un développement commercial progressif. Une jeune entreprise peut consolider un marché d’ancrage, répliquer son modèle dans des pays proches par leurs réalités économiques et culturelles, puis aborder des marchés plus vastes après avoir stabilisé ses produits et son organisation. « Il faut penser continent », a insisté le dirigeant d’Aïobi, pour qui l’émergence de champions africains de la technologie dépend de leur capacité à servir un marché de plus de 1,4 milliard d’habitants tout en restant profondément attentifs aux contextes locaux.
La participation d’Aïobi a également pris une forme très concrète. L’événement a été retransmis en direct meet.aiobi.world, la plateforme de visioconférence développée par la deeptech. Accessible au public, elle propose des appels sans limite de durée, jusqu’à 100 participants et une transcription assistée par intelligence artificielle. Cette diffusion a permis à des personnes qui ne se trouvaient pas dans la salle de suivre les échanges du GSDA.
Au fil des discussions avec les participants, l’équipe a aussi présenté forms.aiobi.world, une solution de création de formulaires destinée notamment aux statisticiens, aux étudiants, aux chercheurs et aux organisations qui collectent des données, ainsi que mail.aiobi.world, un service de messagerie professionnelle hébergé au Burkina Faso. Ce dernier permet aux entreprises d’utiliser leurs propres noms de domaine tout en conservant une solution d’hébergement souveraine pour leurs courriels professionnels.
La présence d’Aïobi au GSDA a ainsi donné une illustration directe du propos défendu par son CEO: la souveraineté numérique se construit avec des infrastructures, des produits accessibles et des entreprises capables de transformer la donnée en services utiles. Les applaudissements qui ont suivi l’intervention ont traduit l’intérêt de l’assemblée pour une ambition qui dépasse la seule croissance d’une startup et ouvre la voie à des solutions technologiques conçues en Afrique, pour des usages africains et avec une portée panafricaine.






























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