Accueil A la une Lutte antiterroriste: un brigadier français tué au Mali par un engin explosif

Lutte antiterroriste: un brigadier français tué au Mali par un engin explosif

Le 2 novembre vers 11h, heure de Paris, un Véhicule blindé léger (VBL) de la force Barkhane engagé dans une opération dans le Liptako a été frappé par la déflagration d’un engin explosif. Ce véhicule assurait la protection d’un convoi entre Gao et Menaka. L’explosion a provoqué le retournement du véhicule.

L’équipe médicale présente sur place est aussitôt intervenue pour prendre en charge l’équipage du véhicule, alors qu’un hélicoptère Tigre a sécurisé la zone.

Après cette première intervention médicale, l’équipage du VBL a été évacué à l’aide d’un hélicoptère Caïman en direction de l’antenne chirurgicale de Gao. Le décès du brigadier Ronan Pointeau, du 1er régiment de Spahis, y a été constaté.

Les autres passagers du VBL ont été pris en charge. Leur état n’inspire pas inquiétude.

Cette attaque insidieuse montre l’importance et l’âpreté de la lutte contre les groupes armés terroristes pour la sécurisation du Liptako. La Force Barkhane poursuit cette lutte avec détermination aux côtés de ses partenaires, afin de rétablir la paix et d’accompagner le retour à la vie normale pour les populations du Sahel.

Conduite par les armées françaises, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, l’opération Barkhane a été lancée le 1er août 2014. Elle repose sur une approche stratégique fondée sur une logique de partenariat avec les principaux pays de la bande sahélo-saharienne (BSS) : Burkina-Faso, Mali, Mauritanie, Niger, et Tchad. Elle regroupe environ 4 500 militaires dont la mission consiste à lutter contre les groupes armés terroristes et à soutenir les forces armées des pays partenaires afin qu’elles puissent prendre en compte cette menace

Sources : Etat-major des Armées françaises

1 Commentaire

  1. La photo de ce militaire occupe déjà les premières pages des journaux de son pays d’origine, créant une traumatisation dans la société française, c’est une famille qui perd un membre. Mais une grande partie de cette société ignore ce que font les militaires dans ces terrirtoires lointains. L’Etat monstre a les capacités de remplacer un individu par un autre, le reste peut être de la publicité institutionnelle.
    Ce jeune homme est mort dans une guerre que la France mène non pas pour lutter contre le terrorisme dans le Sahel, mais pour poursuivre ses prétentions de domination. Un mort contre des centaines qui meurent tous les jours. Et un militaire tue ou tombe sous le feu de son.es adversaires.
    Ce jeune homme appartient à une armée, qui destabilise des société;, une armée de violeurs (pour éviter l’amnésie des dirigeants français, je rappelle que des militaires de Sangaris ont violé des femmes en Centrafrique, ils ont été innocentés comme d’autres militaires occidentaux). La militarisation n’est pas une solution aux problèmes structurels, créés par l’avarise du capitalisme destructeur et la politique française du double jeu, d’un côté son soutien aux dictateurs et le pillage des ressources naturelles de ces pays et de l’autre côté son discours sur la lutte contre le terrorisme. Le même discours que celui des dirigeants des Etats-Unis. Apparemment les pays sous la charpe des Etats-Unis ne comprennent pas les conséquences du suivisme servile. Les terroristes n’apparaissent pas la magie, des stratégies économiques, sociales et des diplomaties sont à l’eouvre pour qu’ils puissent continuer à tuer des gens. Les dirigeants africains doivent penser à une stratégie pour contrer la violence liée à la présence de ces porteurs d’instabilité dans nos sociétés.

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