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Mali: le président en exercice de la CEDEAO Diomaye Faye à Bamako

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À peine installé comme président en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a atterri, ce mardi 28 juillet 2026, à Bamako, pour une visite d’amitié et de travail au Mali. Cette rencontre avec le président de la transition, le général Assimi Goïta, intervient dans un contexte où les rapports entre la CEDEAO et la Confédération des États du Sahel (AES) sont appelés à être redéfinis.

Quelques jours après son élection à la tête de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) lors du sommet de Freetown, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye entame son premier déplacement régional par une visite à Bamako. Invité par le président de la transition malienne, le général Assimi Goïta, le chef de l’État sénégalais est arrivé ce mardi 28 juillet 2026 dans la capitale malienne pour une visite d’amitié et de travail.

Cette mission diplomatique constitue la première sortie régionale de Bassirou Diomaye Faye depuis qu’il assure la présidence tournante de l’organisation ouest-africaine. Elle marque une nouvelle étape dans les relations entre Dakar et Bamako, mais également dans les échanges entre la CEDEAO et les pays membres de l’Alliance des États du Sahel, composée du Mali, du Burkina Faso et du Niger.

Ce n’est toutefois pas une première pour le président sénégalais au Mali. Le 30 mai 2024, peu après son investiture, il s’était déjà entretenu avec le général Assimi Goïta afin de renforcer les relations bilatérales et d’aborder les défis sécuritaires, ainsi que l’évolution des rapports entre la CEDEAO et les États sahéliens alors dirigés par des autorités de transition.

D’après la présidence sénégalaise, cette nouvelle visite vise à consolider les liens historiques de fraternité, de coopération et de bon voisinage entre les deux pays. Les discussions entre les deux dirigeants devraient également porter sur les enjeux majeurs de la sous-région, notamment la paix, la sécurité et l’intégration ouest-africaine.

Lors du sommet de Freetown, Bassirou Diomaye Faye avait fixé plusieurs priorités pour son mandat à la tête de la CEDEAO. Il avait notamment plaidé pour une plus grande autonomie financière de l’organisation, une meilleure mutualisation des moyens de défense ainsi que la mise en œuvre effective de la force régionale destinée à lutter contre le terrorisme.

Cette nouvelle dynamique s’accompagne aussi d’un renforcement de l’influence sénégalaise au sein de l’institution régionale, avec la désignation du général Birame Diop à la présidence de la Commission de la CEDEAO, en remplacement d’Omar Alieu Touray.

En choisissant Bamako comme première étape de son agenda régional après son accession à la tête de la CEDEAO, Bassirou Diomaye Faye envoie un signal en faveur du dialogue. Une démarche qui sera scrutée de près, alors que l’avenir des relations entre l’organisation communautaire et la Confédération des États du Sahel demeure l’un des principaux défis de l’intégration ouest-africaine.

Par Valentin SOMANDE