Ce lundi 23 juin, alors que les Three Lions et leurs supporters ont entonné, avec ferveur, le célèbre «God save the King» l’hymne national anglais, dans un stade de Foxborough acquis à leur cause, les dieux du football eux, avaient déjà fait le choix de sauver les Black Stars du Ghana et de les rapprocher des seizièmes de finale de ce Mondial 2026 qui est à sa deuxième journée.
Un sauvetage magistral sur la ligne d’un défenseur ghanéen sur une tête de l’Anglais Marc Guéhi. Les gants de Benjamin Asare, le dernier rempart infranchissable des Ghanéens, sur un tir enroulé de Bukayo Saka. La barre transversale, encore sur une tête de O’Reilly. Et les cieux qui ont accueilli le ballon, sur une frappe chaude du capitaine anglais Harry Kane. Les corners qui se sont enfilés devant les buts des Black Stars, mais ont toujours rencontré une tête ou un pied ghanéen, quand ce n’est pas le gardien des buts qui fait barrage. Et à la fin, tous autour de leur héroïque portier, les Ghanéens qui ont arraché le nul, certes dans la douleur, ont prié. Tout a été mis à contribution pour permettre au capitaine Jordan Ayew et ses camarades, de tenir en échec les hommes du sélectionneur allemand de l’Angleterre, Thomas Tuchel, qui ont été, incontestablement, les animateurs de ce match qu’ils ont maitrisé de bout en bout, en dehors d’une seule action véritablement dangereuse, mais finalement signalée hors-jeu à la surprise générale.
A l’instar de leur match d’entrée dans la compétition contre le Panama, qu’ils ont remporté sur le fil, 1-0, les Ghanéens ont souffert contre les Anglais, mais ils ont arraché ce précieux nul qui leur ouvre les portes des 16es. En attendant leur dernier face-à-face de poule, contre la Croatie, samedi prochain, les Ghanéens peuvent souffler un coup, car contre les Anglais, ils étaient bien essorés, à force de résister. Pour ce dernier match, le sélectionneur portugais des Black Stars, Carlos Queiroz, doit chercher la victoire, mais serait aussi bien inspiré de faire tourner légèrement le groupe, en vue des futures batailles, c’est-à-dire les éliminations directes. Le Ghana a intérêt à monter en force et chercher à sortir de cette posture peu confortable de la résistance. Car, après la décantation du premier tour, la suite de la compétition devient un combat de gladiateurs et seuls les plus durs sortiront vivants de l’arène. La meilleure défense c’est l’attaque, et ce serait une offense faite aux «Brésiliens de l’Afrique», que de vouloir leur apprendre cette règle implacable.
En tout cas, cette prouesse des Black Stars contre les Three Lions, augmente les chances de l’Afrique d’être fortement représentée au deuxième tour, et plus, dans ce tournoi pour lequel, tout le continent noir nourrit de l’espoir. Les Black Stars qui ont déjà atteint, en 2010 les Quarts de finale du mondial sud-africain, devenant la première nation à réaliser ce brillant parcours, sont bien en mesure d’entretenir cet espoir, aux côtés des Lions de l’Atlas, des Pharaons d’Egypte, des Requins Bleus du Cap-Vert, des Fennecs d’Algerie, des Eléphants de Côte d’Ivoire, des Léopards de la République Démocratique du Congo, et peut-être des Bafana-Bafana de l’Afrique du Sud.
Par Wakat Séra
*God saved the Black Stars: Dieu a sauvé les Black Stars





























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