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Ouaga: une moto à six vitesses montée par un enfant de moins de 16 ans saisie

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Wheeling avec une grosse moto, c'est à ce genre d'activité que s'adonnent des jeunes à la ZAD et ailleurs dans la ville au péril de leur vie (DR)

Le directeur général de la Police municipale de Ouagadougou, l’inspecteur de Police municipale, Sylvestre N’Do a, au cours d’une conférence de presse ce 3 septembre 2019, fait le point des activités menées dans le cadre de la lutte contre les acrobaties sur la voie publique au Burkina Faso.

La caractéristique de ces engins, c’est leur garde-boue arrière brisée, parce que cette partie traine au sol lors du wheeling au cours duquel l’engin ne roule que sur son pneu arrière. Pour réussir cette acrobatie, l’engin doit être à une grande vitesse et cela, en plus des nuisances sonores, constitue un danger non seulement pour celui qui est sur la moto, mais aussi pour les autres usagers de la circulation.

C’est ce dernier aspect qui a fait le directeur général de la Police municipale de Ouagadougou, l’inspecteur de Police municipale, Sylvestre N’Do, mobiliser ses Hommes pour des opérations. Il explique que ce sont des activités permanentes, mais avec des points culminants les weekends et jours fériés.

Le directeur général de la Police municipale de Ouagadougou, Sylvestre N’Do (Ph. Wakat Séra)

C’est ainsi que le week-end dernier, il a été saisi, en deux jours, 66 engins à deux roues notamment à Ouaga 2000, mais des jeunes s’adonnent à cette activité à la ZAD également. Parmi les motos saisies, un engin neuf saisi, deux heures seulement après son achat et un autre de six vitesses monté par un enfant de moins de 16 ans.

A en croire Sylvestre N’Do, ce n’est qu’une action pour sensibiliser les parents et leurs enfants sur les dangers auxquels on s’expose en faisant des acrobaties sur les routes. Et c’est pour cette raison que le retrait des engins « se fait impérativement en présence des parents », a expliqué le premier responsable de la Police municipale de Ouagadougou. Il compte profiter de l’occasion pour sensibiliser.

Il précise aussi que cette action entre dans le cadre du Programme de mandat du Conseil municipal 2016-2020 qui a parmi les actions prioritaires, la fluidité de la circulation. C’est donc au maire d’assurer la police des routes à Ouaga, selon le Code général des Collectivités territoriales, cité par l’inspecteur N’Do.

Une vue des engins saisis (ph. Wakat Séra)

Selon ses mots, les acrobaties compromettent la tranquillité publique et la sécurité des usagers des routes. Et du reste, ajoute-t-il, des cas d’accidents sont signalés en fréquence. Malgré cela, « le phénomène croit avec des modes opératoires qui varient », a déploré le directeur de la Police municipale de Ouagadougou qui conseille aux parents de, « par exemple, inscrire leurs élèves pour le Code de la route ».

La Police municipale de la capitale, pour sa part, passe par « la sensibilisation verbale et les interpellations », a confié son premier responsable, prévenant qu’ils sont « en réflexion pour durcir les sanctions qui pourraient aller jusqu’aux peines privatives de liberté ». Mais a-t-il insisté, l’objectif de cette opération n’est pas pécuniaire.

Par Boureima DEMBELE

2 Commentaires

  1. Il faut qu’enfin l’on eradique définitivement ce fléau de nos cités!!!! Tolérance zéro !!!! S’il le faut, il faut faire voter une loi pour aller vite et bien!!!
    L’on ne doit pour oublier les autres fleaux incluant l’ouverture anarchique des stations d’essence dans les villes de Ouaga et Bobo y compris même à Ouaga 2000;
    Les installation anarciques sur la voie publique dans ces villes; l’ouverture anarchique des débit de boissons et boite de nuit dans les domiciles!!!!

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