Accueil Politique Première session ordinaire 2018: « L’Assemblée nationale a semblé être l’ombre d’elle-même » (CDP)

Première session ordinaire 2018: « L’Assemblée nationale a semblé être l’ombre d’elle-même » (CDP)

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Des membres du groupe-parlementaire CDP (Ph. Burkina24)

Le groupe parlementaire du Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP) a fait ce mercredi 6 juin 2018, face à la presse, le bilan de la première session ordinaire de l’année en cours. Selon Alphonse Nombré, vice-président des députés du parti de l’ex-président burkinabè Blaise Compaoré, durant de cette période « l’Assemblée nationale a semblé être l’ombre d’elle-même ».

« Au cours de la première session ordinaire de 2018, l’Assemblée nationale a semblé être l’ombre d’elle-même au niveau de son fonctionnement, à telle enseigne que le travail parlementaire a été fortement perturbé et la critique selon laquelle, l’institution parlementaire se comporte comme une simple caisse de résonance de l’Exécutif se conforte, non seulement au sein de l’opinion, mais aussi au sein des députés », a confié le député Nombré.

Pour lui, « de l’exercice de ce mandat, des faiblesses institutionnelles pèsent lourdement sur (la) crédibilité, notoriété et visibilité » des députés.

Durant la première session ordinaire de l’année 2018, les députés ont voté des lois ordinaires, organiques et des lois portant autorisation de ratification de conventions négociés et signées par le Burkina. Il s’agit en tout de 27 projets de loi dont 12 autorisations de ratification, un projet de loi organique et deux résolutions qui ont été adoptés.

Selon M. Nombré cette session a connu « une accélération inhabituelle et une célérité jamais vue » à l’Assemblée nationale burkinabè pour l’examen et le vote de trois lois : la loi portant ratification de la convention d’entraide judiciaire entre le Burkina et le France, la loi portant ratification de la convention d’extradition et la loi portant code pénal.

« Ces dossiers ont été inscrits à l’ordre du jour un mois après le délai réglementaire de dépôt des dossiers sur le bureau de l’Assemblée nationale », a affirmé Alphonse Nombré, dénonçant cet état de fait. « Nous restons fermement attachés au caractère général et impersonnel de la loi et à la sécurité juridique de nos concitoyens et des étrangers qui vivent au Burkina », a soutenu M. Nombré pour qui ces projets de loi ne visent que la personne de François Compaoré, frère de l’ex-chef d’Etat burkinabè Blaise Compaoré poursuivi devant la justice dans le dossier Norbert Zongo, journaliste d’investigation retrouvé mort à une centaine de kilomètre de Ouagadougou.

Par Daouda ZONGO

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