Le président sénégalais Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a rendu un vibrant, à Abdoulaye Wade, lors de la célébration de l’anniversaire des 100 ans de l’ex-chef d’Etat, le jeudi 4 juin 2026, à Dakar. Plusieurs activités seront organisées sur plusieurs jours pour montrer l’apport du combat politique de Me Abdoulaye Wade à son pays le Sénégal et à l’Afrique.
Les autorités sénégalaises et les dirigeants du Parti démocratique sénégalais (PDS), ont organisé, le jeudi 4 juin 2026, une cérémonie de célébration du centième anniversaire de l’ancien chef de l’Etat, Me Abdoulaye Wade. Patronnée par le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye, cette cérémonie a réuni plusieurs figures marquantes des institutions républicaines sénégalaises, sous régionales, internationales et du paysage politique.

La célébration s’est déroulée en deux temps: une cérémonie officielle a été suivie d’expositions scientifiques consacrées à l’héritage de la pensée d’Abdoulaye Wade au Grand théâtre national situé à Dakar.
Dans son discours, le président Bassirou Diomaye Faye a rendu un hommage à son prédécesseur et aîné Abdoulaye Wade. M. Faye a prononcé un discours d’une portée historique, saluant l’héritage exceptionnel d’une figure majeure de la démocratie sénégalaise et africaine. «Abdoulaye est un grand intellectuel, un humaniste, un père de la démocratie», en somme, selon le chef de l’Etat, c’est un homme dont le combat se résume en des mots comme «patience, résilience, courage, patriotisme et dépassement de soi».

«Vous nous avez appris qu’une querelle, si vive soit elle, ne mérite pas que l’on déchire le pays qui nous est commun», a-t-il déclaré dans un contexte où une crise au sein du Pastef, parti au pouvoir l’a amené à limoger son Premier ministre, Ousmane Sonko, son partenaire de combat politique de longue date. «Le pouvoir se transmet par la seule volonté du peuple et par la grandeur, jamais par la rue ni par la Force», a soutenu Bassirou Diomaye Diakhar Faye qui a soulevé le public sur ces propos.

Pour l’ex-chef de l’Etat Abdoulaye Wade, «la démocratie n’est pas un butin que l’on arrache et que l’on garde jalousement. La démocratie, c’est une flamme que l’on se passe de main en main et qu’il ne faut jamais laisser s’éteindre», a-t-il lancé sous ovations qui ont ponctuées des passages forts de son discours. Me Abdoulaye Wade «nous enseigne que l’adversaire d’aujourd’hui n’est pas un ennemi. C’est un compatriote bienveillant qui voit le pays autrement. Et avec lequel il faudra, une fois le combat terminé, continuer d’habiter en paix la même maison au Sénégal», a-t-il poursuivi, se disant convaincu comme M. Wade que «des adversaires politiques s’opposer sans se déchirer».

La suite de la célébration se tiendra ce 5 juin au Monument de la Renaissance avec un colloque scientifique autour du thème: «La pensée du président Abdoulaye Wade face aux défis d’hier et d’aujourd’hui». Universitaires, intellectuels et responsables politiques y analyseront sa vision politique, économique et panafricaniste ainsi que son héritage dans le contexte des enjeux contemporains.
Par Bernard BOUGOUM






























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