L’opposition démocratique tchadienne demande la suspension de la procédure de retrait du Tchad du Statut de Rome. Dans un communiqué, en date du mardi 28 juillet 2026, relayé par des médias, les signataires dénoncent une décision prise sans consultation des forces politiques et de la société civile et appellent à un débat national avant toute rupture avec la Cour pénale internationale (CPI).
L’opposition démocratique tchadienne monte au créneau contre la décision du gouvernement de retirer le pays du Statut de Rome, traité fondateur de la Cour pénale internationale (CPI). Dans un communiqué largement relayé par plusieurs sources médiatiques, une coalition de 18 partis et mouvements d’opposition dit avoir appris «avec stupéfaction» l’annonce faite par les autorités le 27 juillet 2026.
Les signataires estiment qu’une telle décision, qui touche aux engagements internationaux du Tchad, ne saurait être prise de manière unilatérale. Selon eux, une question d’une telle importance mérite une large concertation impliquant les acteurs politiques, les organisations de la société civile ainsi que l’ensemble des forces vives de la nation.
L’opposition rejette, par ailleurs, les arguments avancés par le gouvernement concernant une supposée partialité de la CPI à l’égard des États africains. Elle rappelle que les affaires ayant concerné le Tchad étaient liées à des crimes dont les principales victimes étaient des citoyens tchadiens, soulignant ainsi l’importance du rôle de cette juridiction dans la lutte contre l’impunité.
Tout en reconnaissant les limites et les défis auxquels la Cour pénale internationale est confrontée, la coalition considère que ces insuffisances doivent être corrigées à travers des réformes plutôt que par un retrait du traité fondateur. Elle invite donc les autorités à suspendre la procédure en cours afin d’ouvrir un dialogue national inclusif sur l’avenir des relations entre le Tchad et la juridiction internationale.
En conclusion, les formations politiques signataires réaffirment leur attachement à la lutte contre l’impunité et plaident pour une approche fondée sur la concertation et le dialogue. Elles estiment qu’un débat national permettrait de dégager un consensus sur une question aussi sensible pour l’image et les engagements internationaux du Tchad.
Par Valentin SOMANDE






























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