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Lutte contre le paludisme: une cause nationale, une alliance africaine, des Lions engagés

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L'anophèle, l'nsatiable buveur de sang et vecteur du paludisme (Ph. d'illustration)

Le paludisme constitue un problème de santé majeur au Burkina Faso, l’un des pays les plus touchés par cette maladie au monde. En 2024, le pays représentait environ 3,0 % des cas de paludisme dans le monde et 2,7 % des décès liés à cette maladie, ainsi qu’environ 6,6 % des cas dans la sous-région ouest-africaine de l’OMS. Le paludisme est à l’origine d’environ 43 % des consultations médicales et de 22 % des décès, les enfants de moins de cinq ans étant les plus exposés. Le paludisme est endémique dans tout le pays, avec une recrudescence saisonnière de mai à octobre; le pic saisonnier s’étend du nord vers le sud, suivant la durée de la saison des pluies. L’approche «High Burden to High Impact» (HBHI) a été introduite au Burkina Faso en novembre 2019.

En 2024, le Burkina Faso comptait environ 8,3 millions de cas de paludisme et 16 184 décès. L’incidence des cas est restée globalement stable entre 2023 et 2024, à environ 354 pour 1 000 habitants exposés au risque, tandis que le taux de mortalité lié au paludisme a diminué d’environ 2,0 % (passant de 0,70 à 0,69 pour 1 000). Le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans est estimé à environ 75 décès pour 1 000 naissances vivantes (2024).

Ces statistiques fournies par le «Severe Malaria Observatory», et reprises au micro de Wakat Séra par le Gouverneur du District 403 A3, le Lion Arouna Nikiema, sont éloquentes mais surtout inquiétantes. C’est dans cette logique que lors du lancement officiel, le 30 août 2026, du «Mois Lions de lutte contre le paludisme», M. Nikiema, a sonné le tocsin de la mobilisation contre ce fléau qui fait très mal aux populations burkinabè et africaines. Lisez!

Le Gouverneur Lion, Arouna Nikiema mobilise autour de la lutte contre le paludisme

«Si nous avons choisi de consacrer une période particulière à cette cause nationale «lutte contre le paludisme», ce n’est pas pour ajouter une activité de plus à notre calendrier lions. C’est parce que le paludisme continue de toucher nos familles, nos communautés et, malheureusement encore, d’emporter des vies.

Nous connaissons tous, directement ou indirectement, quelqu’un qui a été durement éprouvé par cette maladie. Derrière les chiffres que nous entendons régulièrement, il y a des enfants, des femmes enceintes, des familles, des travailleurs. Il y a surtout des vies humaines.

Et lorsque des moyens de prévention, de diagnostic et de traitement existent, nous ne pouvons pas rester indifférents.

Le Burkina Faso a accompli d’importants efforts dans la lutte contre le paludisme. Je voudrais ici saluer l’engagement de l’État, du ministère en charge de la Santé, à travers le Secrétariat Permanent pour l’élimination du paludisme, qui travaillent quotidiennement sur le terrain.

Mais le chemin reste encore long.

C’est pourquoi, lorsque nous avons défini les priorités de notre mandat, j’ai souhaité que la lutte contre le paludisme soit une cause nationale forte du District 403 A3.

Nous avons fait ce choix parce que, en tant que Lions, notre place est précisément là où les besoins sont les plus importants.

Notre rôle n’est évidemment pas de nous substituer aux services de santé. Notre rôle est d’apporter notre force de mobilisation, notre présence dans les communautés, notre capacité à sensibiliser, à accompagner, à créer des partenariats et à soutenir des actions concrètes.

Mais je souhaite aussi que nous voyions plus loin.

Le paludisme ne s’arrête pas aux frontières du Burkina Faso. Il touche de nombreux pays de notre sous-région, de notre District et de notre continent.

Je souhaite donc que ce que nous engageons aujourd’hui puisse progressivement ouvrir la voie à une mobilisation plus large des Lions d’Afrique autour de cette cause.

Nous devons pouvoir partager nos expériences entre Districts, mutualiser nos moyens lorsque cela est nécessaire et imaginer ensemble des actions communes autour de l’Alliance Lions d’Afrique de lutte contre le Paludisme «ALAP», que nous avons signée en juillet dernier entre gouverneurs de Districts.

Nous avons déjà commencé à poser les bases de cette coopération, et je souhaite que cette dynamique grandisse.

Je voudrais donc féliciter très sincèrement la Commission de lutte contre le paludisme, ainsi que son président, le Dr Anicet Sawadogo, pour le travail déjà engagé.

Cette commission est nouvelle, mais elle porte une mission importante: organiser notre action, mobiliser les clubs, travailler avec les spécialistes et faire en sorte que nos interventions soient utiles, visibles et surtout efficaces.

Les Lions et Léos du District 403 A3 engagés dans la lutte contre le paludisme au Burkina et en Afrique

J’invite aujourd’hui tous les clubs Lions et Leo du District à s’approprier pleinement cette cause.

Durant ce mois, faisons de la sensibilisation.

Allons vers les populations.

Accompagnons les actions de prévention.

Mobilisons nos partenaires.

Soutenons, chaque fois que nous le pouvons, les initiatives des structures sanitaires.

Et surtout, ne considérons pas que notre engagement prendra fin avec ce mois de campagne.

Ce lancement doit être un point de départ.

Je voudrais également lancer un appel aux entreprises, aux ONG, aux professionnels de santé, aux partenaires techniques et financiers et à toutes les personnes de bonne volonté: rejoignez-nous.

La lutte contre le paludisme ne peut pas être uniquement l’affaire des médecins, ni de l’État, encore moins des Lions.

Elle doit être l’affaire de tous.

Chers amis,

durant ce mois et bien au-delà, mobilisons-nous.

Faisons de cette campagne une campagne de terrain.

Faisons-en une campagne utile aux populations.

Et montrons, une fois encore, que lorsque les Lions se mobilisent autour d’une cause, ils peuvent réellement faire la différence.

Je déclare ouverte la campagne lions de lutte contre le paludisme.

«Osons l impossible»