Accueil Economie Burkina: les courtiers dénoncent une «concurrence déloyale»

Burkina: les courtiers dénoncent une «concurrence déloyale»

Photo de famille à la fin de l'Assemblée générale de l'APCAB

L’Association Professionnelle des Courtiers d’Assurances du Burkina (APCAB) a tenu ce samedi 11 septembre 2021, sa première assemblée générale statutaire à Ouagadougou pour entre autres, adopté son plan d’action pour l’année 2021-2023, faire le bilan de la première année d’existence de l’association, poser les bases réelles de l’organisation et mettre en place des commissions en vue de travailler à l’épanouissement du secteur peu connu du public. Les courtiers ont dénoncé une «concurrence déloyale» que leur feraient les assurances, leurs premiers partenaires.

Les membres de l’Association Professionnelle des Courtiers d’Assurances du Burkina (APCAB) se sont réunis en assemblée générale le 11 septembre 2021 dans la capitale burkinabè pour poser les problèmes auxquels leur corps est confronté dans le sens de mettre une commission pour réfléchir et trouver les solutions. «Aujourd’hui on est satisfait parce qu’on atteint le quorum. C’est une des premières, donc, nous allons travailler à redynamiser ensemble l’association pour le bonheur de nos clients et les compagnies d’assurances», a déclaré le président de l’APCAB, Hassane Lagnono Lamizana.

Mais, qui est un courtier ? «Un courtier d’assurance est un assureur de formation et un assureur conseil de profession», a signifié M. Lamizana qui a enchaîné que «nous avons la formation d’assureur et notre rôle est d’assister les clients pour leur permettre de faire un meilleur choix au niveau des compagnies d’assurance, ensuite pour les permettre d’avoir un meilleur contrat en fonction des risques auxquels le client est exposé et enfin, l’assister en cas de sinistre pour l’accompagner afin que son sinistre soit réglé dans la règle de l’art et de manière diligente».

Hassane Lagnono Lamizana, président de l’Association Professionnelle des Courtiers d’Assurances du Burkina (APCAB)

Comme tous les corps de métiers, celui de courtier n’échappe pas aux difficultés. Le président de l’APCAB a, en effet, égrené entre autres, la méconnaissance du métier de courtier, le fait que les gens les confondent avec les assureurs or eux ils sont des assureurs en conseil. Il a aussi évoqué une concurrence déloyale que les assurances les font subir. «Aujourd’hui, beaucoup de gens veulent se faire commissionner au niveau des compagnies d’assurances alors que ce n’est pas leur rôle. Nous, nous disposons d’un agrément que nous renouvelons chaque année. Nous avons une formation par rapport à ça», a-t-il laissé entendre.

Ensuite, il a déploré le manque d’engagement des membres de l’APCAB. «Avant on n’était pas nombreux mais aujourd’hui est 46 sur le marché burkinabè et il faut que les membres s’approprient l’association, défendent les intérêts du métier et qu’ils parlent de l’association autour d’eux pour que notre métier soit connu par le grand le public afin que nous occupions la place qui est la nôtre», a-t-il soutenu.

Une vue des participants en train de travailler dans la salle

«Quand on regarde les statistiques aujourd’hui au Burkina Faso en termes de commissionnement et des apporteurs d’affaires, le courtier vient en troisième position. Ce qui n’est pas normal car notre rôle premier est d’apporter les affaires aux assureurs et donc il faut qu’on travaille à prendre la place qui est la nôtre, c’est-à-dire être un meilleur secteur où nous vendons les contrats d’assurances, les contrats crédibles et des contrats où on indemnise», a insisté Hassane Lagnono Lamizana.

Au cours de cette rencontre, les membres de l’APCAB ont indiqué qu’ils vont travailler auprès des pouvoirs publics pour permettre de faire mieux connaître l’association et aussi faire de telle sorte que les membres paient leurs cotisations parce que l’association est affiliée à la FIAC qui est la Fédération interafricaines des courtiers et assureurs conseils. Selon M. Lamizana, cela va permettre aux courtiers du Burkina de mieux s’organiser pour défendre leurs intérêts au niveau africain.

Par Bernard BOUGOUM

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